• Edition numérique du livre de vulgarisation de Jean Macé publié sur le site Ecole : références.
     
    Une version contemporaine vient d'être écrite par abcedfgh : Le petit collectionneur de billes.
     
    Voici le plan du livre de Jean macé :
    L'arrivée du Grand-Papa
    Chapitre premier - La numération
    Chapitre II - Suite de la numération : nommer les nombres, écrire les nombres
    Chapitre III - L'addition 
    Chapitre IV - La soustraction
    Chapitre V - La multiplication 
    Chapitre VI - La multiplication (suite)
    Chapitre VII - La division 
    Chapitre VIII - Retour sur la multiplication et la division 
    Chapitre IX - Origine des fractions 
    Chapitre X - Les fractions décimales 
    Chapitre XI - Les fractions ordinaires
    Chapitre XII - Le système métrique
    Le départ de Grand-Papa 

    suivi de Notions d'arithmétique élémentaire.
     

     
    PRÉFACE
     
    Il y a longtemps que j’enseigne l’arithmétique à de grandes demoiselles qui l’ont apprise déjà, et à chaque fois que je recommence avec une génération nouvelle, le même chagrin s’empare de moi. Je m’aperçois que la plupart ne comprennent pas ce qu’elles ont appris, et qu’elles appliquent les règles sans pouvoir les expliquer.
    Quand on se reporte à ces tribus sauvages de l’Australie, où l’on ne sait compter, dit-on, que jusqu’à trois, rien ne paraît admirable comme les procédés élémentaires de l’arithmétique. Il y a là une puissance d’invention, une simplicité, une sûreté de marche qui force les esprits les plus fiers à s’incliner devant l’inconnu qui a trouvé cela. Celui-là, certes, fut un génie que peu ont égalé dans toute la série des siècles écoulés après lui, et il alluma au milieu des hommes une lumière qui éclaira pour eux des sentiers nouveaux.
    Une lumière devrait s’allumer aussi chez l’enfant quand l’arithmétique lui est révélée. Loin de là, on dirait presque qu’un trou noir se creuse alors en lui, et que sa raison naissante s’engourdit à cette étude, au lieu d’en recevoir une impulsion. Il y apprend à réciter par cœur des formules qui ne disent rien à son intelligence, et à exécuter machinalement des opérations dont il ne se rend pas compte, habitude funeste qu’il emporte ensuite dans la vie et dont il ne lui est pas toujours facile de se défaire.
    Cela doit à un vice radical de méthode dans le premier enseignement.
    « Toute la suite des hommes, dit Pascal, pendant le cours de tant de siècles, doit être considérée comme un même homme qui subsiste toujours et qui apprend continuellement. »
    Cette longue éducation de l’humanité, dont le point de départ est si loin de nous, elle recommence en chaque petit enfant. L’enfant a cet avantage, il est vrai, que, servi par la tradition qui lui donne en bloc le trésor de découvertes péniblement amassé par les ancêtres dans toute la suite des âges, il franchit par enjambées gigantesques le chemin le long duquel ils se sont péniblement traînés. Mais il ne faut pas croire pour cela qu’on puisse le faire entrer en possession de son héritage sans suivre l’ordre dans lequel cet héritage s’est formé. Si rapide que soit sa course, il convient que l’enfant passe par la même route que l’humanité, et l’on doit respecter dans l’individu, si l’on veut faire besogne qui vaille, la loi qui a présidé à l’éducation de l’espèce.
    Or, nous savons de reste, sans que personne nous l’ait appris, que le premier calculateur n’a pas débuté par les règles abstraites qu’on trouve dans les livres d’école. Il est assez évident qu’il a dû se trouver d’abord en présence de problèmes pratiques, dont il n’a pu se tirer qu’en tendant tous les ressorts de son intelligence pour créer la règle, et qu’il n’a pas fait de l’art pour l’art. Faire débuter l’enfant par la règle abstraite; et lui poser ensuite les problèmes à résoudre, c’est aller au rebours de la marche de l’esprit humain, qui en est chez lui au point où il en était dans l’enfance de l’espèce.
    Aussi, qu’arrive-t-il ? C’est que son intelligence, ainsi brusquée, se refuse à l’abstraction qui se présente avant l’heure, et que sa mémoire seule entre en jeu pour se charger douloureusement de mots et de pratiques dont le sens lui échappe.
    La vraie méthode est donc ici de le replacer dans les conditions du commencement, et de le faire assister en quelque sorte à la création de l’arithmétique. C’est ce que j’ai voulu essayer dans ce conte des Deux petits marchands de pommes, où je me suis peu inquiété des licences du récit, qui n’embarrassent pas les enfants. Si l’essai n’est pas suffisamment réussi, j’espère qu’il se trouvera quelqu’un pour le recommencer, car c’est par là, sans le moindre doute, qu’il faut conduire les enfants à l’arithmétique. Vienne ensuite le livre d’école et  l’abstraction pure : elle fera son entrée utilement par une tranchée déjà ouverte, au lieu d’arriver en ennemie,  s’efforçant de battre en brèche un pauvre petit cerveau fermé.
    Ce livre-ci est donc un livre de préparation, un livre de famille, et je le dédie à toutes les mères qui ont eu le cœur gros en voyant leur enfant ouvrir, pour la première fois, le formidable Arithmétique qu’elles se rappelaient peut-être n’avoir jamais elles-mêmes tout à fait comprise
     
    Jean MacÉ
     
                                                        Beblenheim, 13 décembre 1862.

     
    ouvrage numérisé et mis en ligne par la BNF : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k66226w

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  •  Ailleurs a écrit (lien vers l'article) :

    Ce livre est indisponible partout, victime de son succès probablement...

    Comme je désirais le travailler cette année avec mes élèves et qu'il est difficile d'en trouver ne fût-ce qu'un exemplaire, j'ai décidé de le retaper! J'ai glissé les textes dans un lutin que j'ai placé dans la bibliothèque de classe. Il n'y est pas souvent d'ailleurs car les enfants se l'arrachent !

    Les premiers tapuscrits sont sur le blog L'Ecole d'ailleurs.

    - Sommaire
    - Le don du feu

    - La boîte de Pandore

    - Perséphone et les saisons

    - La tapisserie d'Arachné 
    - Echo et Narcisse  
    - Icare et Dédale

    - Bellérophon et le cheval ailé   

    - Pygmalion et sa femme
    - Eros et Psyché   


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    Petite mythologie - Masselin (1849)

    MYTHOLOGIE, A L’USAGE DES MAISONS D’ÉDUCATION ET DES ÉCOLES PRIMAIRES

     Par J.-G. MASSELIN

     6ème édition (1849)

     

    MYTHOLOGIE ou HISTOIRE FABULEUSE.

     

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    TABLE.

    Introduction.

    Divinités des Grecs et des Romains.

    Premiers dieux ou dieux supérieurs.

    Jupiter. Junon. Neptune. Pluton. Cérès. Vesta. Mercure.

    Mars. Vénus. Vulcain. Minerve. Apollon. Diane. Bellone.

    Bacchus. Esculape. Cupidon. Proserpine. Hébé. Comus.

    Momus. Plutus. Pan. Flore. Pomone.

    Morphée.  Harpocrate. Eole. Les Muses.

    Les Pénates et les Lares.  Les Parques.  Les Furies.

    Divinités inférieures.

     

    Demi-dieux et héros.

    Persée. Hercule. Thésée. Castor et Pollux. Jason, Médée, les Argonautes.

    Cadmus. Bellérophon. OEdipe. Etéocle et Polynice. Pélops et sa postérité.

    Siège de Troie.

    Divinités allégoriques.

     Oracles.

     

    Divinités des Egyptiens.

    Divinités des Perses et des Babyloniens. 

    Divinités des Gaulois.

    Divinités des Germains et des Suèves. 

    Divinités des Scandinaves.

    Divinités des Indiens.

    Des sept merveilles du monde.

     

     

    INTRODUCTION.

     

    1. Qu’est-ce que la mythologie ?

    La mythologie est l’histoire fabuleuse des divinités du paganisme chez les anciens peuples, et principalement chez les Grecs et les Romains. Elle tire son nom de deux mots grecs qui signifient discours fabuleux.

     

    2. De quelle utilité peut être l’étude de la mythologie ?

    La mythologie ne se compose que de fables ou fictions et de faits plus ou moins bizarres et invraisemblables; il est cependant utile de ne pas les ignorer, parce que, sans leur connaissance, les chefs-d’œuvre des peintres et des sculpteurs, qui ornent nos musées, nos jardins et nos places publiques, seraient pour nous des énigmes inexplicables, ainsi que les écrits des auteurs anciens et même ceux de plusieurs poètes modernes. On apprend aussi, par l’étude de ces fictions, quelle était la croyance religieuse des peuples de l’antiquité, et l’on voit dans quelles erreurs grossières les avait entraînés l’idolâtrie.

     

    3. Quelle fut l’origine des fictions qui composent la mythologie ?

    Les fictions dont se compose la mythologie doivent leur origine à l’altération de l’histoire sacrée et de l’histoire profane, à l’erreur, à l’ignorance, au penchant pour le merveilleux, et surtout aux passions, qui, en tenant les hommes éloignés du vrai Dieu et de son culte, ne les laissèrent juger des choses que par les sens.

     

     

    DIVINITÉS DES GRECS ET DES ROMAINS.

     

    Premiers dieux ou dieux supérieurs.

     

    4. Quel était le plus ancien des dieux ?

    Uranus ou Cœlus, c’est-à-dire le Ciel, passait pour le plus ancien des dieux. Il épousa la Terre, sa sœur, appelée aussi Vesta. De cette union naquirent Saturne, ou le Temps, et Cybèle, ou Rhéa.

     

    5. Quel fut le sort des enfants de Saturne et de Cybèle ?

    Saturne, ayant appris du Destin qu’il serait détrôné par un de ses fils, dévorait tous ses enfants mâles aussitôt qu’ils étaient nés.

     

    6. Quelques-uns ne furent-ils pas sauvés ?

    Cybèle, ayant mis au monde d’une seule couche deux enfants, Jupiter et Junon, ne montra à Saturne que Junon, et fit élever Jupiter secrètement. Elle sauva encore Neptune et Pluton, en donnant à dévorer à son époux des pierres emmaillotées.

     

    7. Qu’en arriva-t-il par la suite ?

    Saturne, jaloux de la puissance de Jupiter, qui l’avait délivré des Titans, et craignant qu’il ne le détrônât, lui tendit des embûches. Découvert dans ses projets, il fut forcé de fuir et de quitter le ciel.

     

    8. Que devint Saturne ?

    Saturne, après avoir quitté le ciel, se réfugia dans la partie de l’Italie où Rome fut bâtie par la suite. Cette contrée fut appelée Latium, d’un mot latin qui signifie se cacher, parce que Saturne était venu s’y cacher.

     

    9. Par qui Saturne fut-il accueilli ?

    Janus, roi du pays, accueillit avec bonté le dieu exilé, qui lui enseigna l’agriculture.

     

    10. Comment désigna-t-on l’époque du séjour de Saturne sur la terre ?

    Le temps que Saturne passa en Italie a été célébré par les poètes sous le nom de l’âge d’or, ainsi nommé parce qu’alors les hommes vivaient dans l’innocence et dans la pratique de la justice, et parce que la terre produisait d’elle-même et sans culture les moissons et les fruits.

     

    11. Comment appelait-on les fêtes de Saturne ?

    Les fêtes établies en l’honneur de Saturne s’appelaient Saturnales ; elles duraient plusieurs jours, pendant lesquels tout ne respirait que le plaisir et la joie. Tous les rangs et toutes les conditions étaient confondus ; les maîtres servaient à table leurs esclaves, pour rappeler l’ancienne égalité dont les hommes jouissaient au temps de Saturne.

     

    12. Comment représente-t-on Saturne ?

    On le représente ordinairement sous la figure d’un vieillard, avec une faux et un sablier, pour montrer que le temps ravage tout et s’écoule sans interruption.

     

    13. Comment nommait-on les fêtes de Cybèle ?

    Les fêtes de Cybèle étaient appelées Mégalésies, et ses prêtres galles, du nom du fleuve Gallus qui coulait en Phrygie; ils étaient aussi quelquefois appelés corybantes. Les fêtes de Cybèle se célébraient au son des flûtes et des tambours avec des hurlements et des cris épouvantables.

     

    14. Comment représente-t-on Cybèle ?

    On la représente sous la figure d’une femme assise dans un char traîné par des lions, et portant sur la tête une couronne de tours et de chapiteaux.

     

    Jupiter.

     

    15. Comment fut élevé Jupiter ?

    Jupiter, qui fut regardé comme le père des dieux et des hommes, avait été élevé en Crète, dans les cavernes du mont Ida, au son des instruments que touchaient les corybantes pour empêcher que ses cris ne le fissent découvrir à son père Saturne.

     

    16. Jupiter conserva-t-il seul l’empire du monde ?

    Jupiter, après avoir détrôné son père, partagea l’empire du monde avec ses frères Neptune et Pluton.

     

    17. Comment se fit ce partage ?

    Jupiter garda le ciel pour lui, donna l’empire des eaux à Neptune, et celui des enfers à Pluton

     

    18. Le règne de Jupiter fut-il paisible ?

    Son règne ne fut pas exempt de troubles. Il fut forcé de soutenir une guerre contre les géants, hommes d’une taille et d’une force extraordinaires. Les géants, enfants des Titans, firent cette guerre pour venger leurs pères, que Jupiter avait précipités dans le Tartare.

     

    19. Quels étaient les plus redoutables des géants ?

    Les plus redoutables des géants étaient Typhon, Briarée et Encelade, auxquels les poètes donnent cent bras et cinquante têtes.

     

    20. Que firent-ils contre Jupiter ?

    Ils entassèrent les uns sur les autres les monts Ossa, Pélion et Olympe, et lancèrent jusqu’à la voûte céleste d’immenses quartiers de rochers ; mais Jupiter, aidé de Bacchus, qui combattit courageusement sous la forme d’un lion, lança ses foudres vengeurs sur leurs têtes, et les ensevelit sous les montagnes mêmes dont ils voulaient se servir pour escalader le ciel.

     

    21. Bacchus fut-il le seul dieu qui aida Jupiter dans cette victoire ?

    Suivant quelques poètes, les frères de Jupiter et sa fille Pallas vinrent aussi à son secours ; mais, d’après d’autres poètes, presque tous les dieux furent tellement épouvantés à la vue des géants, qu’ils s’enfuirent en Egypte, où ils se cachèrent sous diverses figures d’animaux ou de plantes. De là vint que, dans la suite, les Egyptiens adorèrent les bêtes et même les légumes, dont plusieurs divinités avaient emprunté la forme.

     

    22. Que fit Jupiter après avoir vaincu les géants ?

    Devenu tranquille possesseur de son empire, Jupiter eut à se défendre des dieux eux-mêmes conjurés contre lui. Prométhée, fils de Japet, ayant pétri des figures d’hommes avec du limon de la terre, déroba le feu du ciel pour les animer. Indigné de l’audace de Prométhée, Jupiter chargea Mercure de l’enchaîner sur le mont Caucase, où un vautour lui rongeait continuellement les entrailles toujours renaissantes.

     

    23. Que firent les autres dieux après la punition de Prométhée ?

    Les autres dieux furent offensés de cette sévérité, et se plaignirent de ce que Jupiter voulait avoir le droit exclusif de créer des hommes. Ils se réunirent pour former une femme, à laquelle ils donnèrent toutes les perfections, et qu’ils appelèrent Pandore, de deux mots grecs qui signifient tout don.

     

    24. Que fit alors Jupiter ?

    Jupiter, pour se venger, feignit de vouloir aussi combler Pandore de ses dons, et il lui fit présent d’une boîte dans laquelle étaient renfermés tous les maux. Pandore ne put résister à la curiosité; la boîte fatale fut ouverte, et tous les maux qu’elle contenait se répandirent sur la terre : l’espérance seule n’en sortit point pour consoler les mortels.

     

    25. Quelles furent les principales métamorphoses de Jupiter ?

    Débarrassé de ses ennemis, Jupiter ne s’occupa plus que de ses plaisirs. Presque tous les dieux ou les héros doivent à ses métamorphoses leur naissance et leur gloire. Il n’est pas de formes qu’il n’ait prises pour gagner la confiance des mortelles ou tromper la surveillance de leurs gardiens. Ainsi on le vit se métamorphoser en taureau pour Europe, en pluie d’or pour Danaé, en berger pour Mnémosyne, en roi pour Alcmène, en cygne pour Léda, en Diane pour Callisto, en aigle pour Ganymède.

     

    26. Comment représente-t-on Jupiter ?

    On le représente assis sur un trône d’or, ayant un aigle à ses côtés ; un diadème orne sa tête ; ses yeux menaçants brillent sous de noirs sourcils ; son menton est couvert d’une barbe majestueuse ; il tient le sceptre d’une main, et de l’autre il lance le foudre.

     

    27. Quel arbre lui était consacré ?

    Le chêne lui était consacré, parce qu’à l’exemple de Saturne, il avait appris aux hommes à se nourrir de glands. On lui sacrifiait principalement des taureaux.

     

    Junon.

     

    28. Quel rang occupait Junon ?

    Junon, fille de Saturne, épousa son frère Jupiter et devint la reine du ciel et des dieux. Elle présidait aussi aux mariages et aux accouchements; cette dernière fonction lui fit donner le surnom de Lucine, d’un mot latin qui signifie le jour.

     

    29. Quels furent ses enfants ?

    Junon eut trois enfants : Hébé, déesse de la jeunesse, qui versait le nectar à Jupiter; Mars, le dieu de la guerre, et Vulcain, dieu du feu et des forges.

     

    30. Quel était le caractère de Junon ?

    Elle était d’un caractère fier, impérieux et jaloux. L’inconstance de Jupiter lui donnait sans cesse de nouvelles rivales à persécuter. Elle poursuivit Latone, Alcmène, Sémélé; changea Io en vache, Callisto en ourse ; livra aux Furies la famille d’Athamas; suscita à Hercule tous ses travaux, et prolongea pendant dix années les malheurs des Troyens, en haine du jugement de Pâris, qui, choisi pour arbitre entre elle, Vénus et Minerve, donna, par une pomme d’or, le prix de la beauté à Vénus.

     

    31. Quel était son espion ?

    Un espion nommé Argus veillait aux intérêts de Junon; il avait cent yeux. Il fut tué par Mercure, pendant que, suivant l’ordre de cette déesse, il s’occupait à surveiller les intrigues de Jupiter. Elle le changea en paon, et cet oiseau lui fut depuis consacré.

     

    32. Quelle était sa messagère ?

    Iris, ou l’arc-en-ciel, était la messagère de Junon. En récompense de ses services, elle la plaça dans le ciel.

     

    33. Comment représente-t-on Junon ?

    On la représente ordinairement sous un arc-en-ciel, le sceptre en main, le front orné d’une couronne faite de lis et de roses, et un paon à ses pieds.

     

    Neptune.

     

    34. Où habitait Neptune ?

    Neptune, frère de Jupiter, habitait la mer, dont il avait l’empire.

     

     

    35. Quelle était sa femme ?

    Amphitrite, fille de Nérée et de Doris, était la femme de Neptune.

     

    36. Qu’arriva-t-il à Neptune ?

    Ayant pris parti pour Apollon, qui avait formé une conspiration contre Jupiter, il fut chassé du ciel avec lui et exilé sur la terre.

     

    37. Que fit Neptune pendant son séjour sur la terre ?

    Neptune et Apollon se retirèrent d’abord dans les plaines de la Thessalie, où Apollon garda les troupeaux d’Admète, ensuite dans celles de Troie: là ils travaillèrent l’un et l’autre à relever les murs de cette ville. Laomédon, roi de Troie, leur ayant refusé le prix convenu, Neptune déchaîna les flots de la mer, qui inondèrent les travaux, et suscita un monstre affreux, dont Hésione, fille de Laomédon, devait être la proie; mais Hercule vint la délivrer. Neptune, s’étant réconcilié avec Jupiter, s’occupa à gouverner l’empire des eaux.

     

    38. Comment représente-t-on Neptune ?

    On le représente sous la forme d’un homme âgé. Le trident est le sceptre qu’on lui met à la main; sa tête est couronnée de roseaux ou de joncs: son char est une conque traînée par des chevaux marins ou par des tritons sonnant de la trompette avec leurs conques recourbées. On lui immolait pour victimes le cheval et le taureau.

     

    39. Comment représente-t-on Amphitrite ?

    On la représente sur un char ou sur une conque traînée par des tritons ou des chevaux marins.

     

    40. Quelles étaient les divinités secondaires de la mer ?

    Les principales divinités auxquelles Neptune commandait, en qualité de dieu des mers, étaient l’Océan, père des fleuves, qui épousa Téthys, dont il eut Nérée et Doris; Protée, gardien des troupeaux de Neptune, qui avait le talent de prendre toutes sortes de formes; Glaucus, d’abord pêcheur, qui se jeta dans l’eau après avoir mangé d’une certaine herbe; Éole, le dieu des vents et des tempêtes; les Sirènes, monstres marins, moitié femmes et moitié poissons, qui, par la douceur de leurs chants, attiraient les navigateurs pour les dévorer.

     

    41. Qu’étaient les nymphes ?

    On mettait aussi au nombre des divinités de la mer les nymphes, filles de Nérée et de Doris, qui prenaient différents noms, selon leur emploi. Celles de la mer s’appelaient Néréides; celles des sources et des fleuves, Naïades; celles des campagnes et des prairies, Napées; et celles des forêts, Dryades.

     

     

    Pluton.

     

     

    42. Où régnait Pluton ?

    Pluton, frère de Jupiter, régnait dans les enfers.

     

    43. Quelle était sa femme ?

    Pluton eut pour femme Proserpine, fille de Jupiter et de Cérès, qu’il fut obligé d’enlever, aucune déesse n’ayant voulu l’épouser dans la crainte d’habiter le sombre royaume qu’il occupait.

     

    44. Comment représente-t-on Pluton ?

    On le représente portant une corne d’ébène sur la tête, et ayant pour sceptre un bident, espèce de fourche; souvent on le place sur un char traîné par quatre chevaux qui ne peuvent supporter la lumière du soleil ; ces quatre chevaux sont appelés par les poètes : Alastor ou malfaisant, Ethon ou ardent, Orphnée ou obscur, et Nyctée ou nocturne. On lui offrait comme victimes des taureaux ou des brebis de couleur noire et en nombre pair.

     

    45. Qu’étaient les enfers ?

    Selon les croyances des anciens, les enfers étaient des lieux souterrains où les âmes des morts étaient conduites par Mercure, pour y être récompensées ou punies suivant qu’avaient bien ou mal vécu ceux dont elles avaient animé les corps sur la terre.

     

    46. Comment étaient divisés les enfers ?

    Les enfers étaient divisés en deux parties : les champs Elysées, séjour des hommes vertueux, et le Tartare, lieu destiné au supplice des méchants.

     

    47. Qu’étaient les champs Elysées ?

    Les champs Elysées étaient un lieu de délices, séjour des ombres qui avaient mené une vie vertueuse; il y régnait un printemps perpétuel.

     

    48. Qu’était le Tartare ?

    Le Tartare était l’endroit destiné à la punition des méchants; il était fermé par des murailles infranchissables même pour les dieux, et n’était éclairé que par la lueur des flammes du fleuve Phlégéton. On n’y entendait que les cris et les gémissements des malheureux qui y souffraient sans relâche les tourments les plus horribles.

     

    49. Quels étaient les principaux fleuves des enfers ?

    Cinq fleuves coulaient dans ces lieux : le Styx, qui se repliait neuf fois sur lui-même; l’Achéron, dont les eaux étaient noires et amères; le Cocyte, où venaient se confondre les larmes des méchants; le Phlégéton, qui roulait des torrents de flammes; et le Léthé ou fleuve d’oubli, dont les eaux avaient la vertu de faire perdre entièrement la mémoire à ceux qui en avaient bu.

     

    50. Quel était le nautonier des enfers ?

    Le vieux Caron, nautonier inflexible et avare, faisait passer le Styx aux ombres. Il avait coutume d’exiger une pièce de monnaie de tous les passagers, et il écartait soigneusement ceux qui ne pouvaient le satisfaire : aussi les anciens avaient-ils grand soin de placer une obole dans la bouche des morts.

     

    51. Quel était le gardien des enfers ?

    Cerbère, gros chien ou plutôt monstre à trois têtes, gardait la porte des enfers. Il menaçait de ses aboiements les ombres qui voulaient s’échapper.

     

    52. Quels étaient les juges des enfers ?

    Les trois juges des enfers étaient Minos, Éaque et Rhadamante. Minos était le chef de ces juges ; il tenait d’une main un sceptre, et de l’autre une urne dans laquelle était renfermé le sort des mortels.

     

    53. Quels étaient les bourreaux des enfers ?

    Les bourreaux des enfers étaient les Furies ou Euménides, tenant d’une main une torche ardente, et de l’autre un fouet de serpents dont elles frappaient les méchants.

     

    54. Quels étaient les grands coupables punis dans les enfers ?

    Parmi les grands coupables qui se trouvaient dans le Tartare, on remarquait : Ixion, roi des Lapithes, qui avait voulu séduire Junon : il était attaché sur une roue qui tournait continuellement ; Sisyphe, fameux voleur : il roulait sur le haut d’une montagne un énorme rocher qui retombait toujours et qu’il était obligé de remonter sans cesse ; Tantale, roi de Lydie : ayant eu la barbarie de servir aux dieux le corps de son fils Pélops pour éprouver leur divinité, il fut précipité dans le Tartare : il était entouré d’eau et d’arbres chargés de fruits, sans pouvoir y atteindre pour apaiser sa soif et sa faim ; les Danaïdes, filles de Danaus, roi d’Argos : elles étaient au nombre de cinquante; s’étant mariées toutes le même jour, quarante-neuf d’entre elles égorgèrent leurs maris la première nuit de leurs noces, d’après les ordres de leur père : elles étaient condamnées à remplir d’eau un tonneau percé.

     

    Cérès.

     

    55. Qu’était Cérès ?

    Cérès, déesse de l’agriculture, était fille de Saturne et de Cybèle. Ce fut elle qui apprit aux hommes l’art de cultiver la terre, de semer le blé et de faire les moissons.

     

    56. À quelle occasion enseigna-t-elle aux hommes l’agriculture ?

    Cérès enseigna l’agriculture à Triptolème, roi d’Éleusis, dont le père lui avait donné l’hospitalité lorsqu’elle parcourait la terre pour retrouver sa fille Proserpine que Pluton lui avait enlevée.

     

    57. Comment appelait-on les fêtes de Cérès ?

    Les fêtes instituées en l’honneur de Cérès furent appelées Éleusinies, du nom de la ville d’Éleusis où l’on commença à les célébrer; c’était un crime de révéler ce qui s’y était passé. C’est pour cette raison qu’on leur donnait aussi le nom de mystères. Le vin était éloigné des autels de Cérès, et on lui immolait un porc, parce que cet animal retourne les semences et les détruit.

     

    58. Comment représente-t-on Cérès ?

    On la représente sous les traits d’une belle femme couronnée d’épis, tenant d’une main une faucille et de l’autre une gerbe de blé.

     

    Vesta.

     

    59. Qu’était Vesta ?

    Vesta était regardée comme la déesse du feu. Selon plusieurs poètes, il y aurait identité entre Vesta et Cybèle; cependant quelques auteurs prétendent qu’il y avait deux Vesta ou Cybèle, l’une qui épousa Uranus ou Cœlus et donna naissance à Saturne, et l’autre, plus jeune, qui fut fille de Saturne : cette dernière présidait au feu.

     

    60. Comment représente-t-on Vesta ?

    On la représente tenant un flambeau d’une main, et de l’autre une patère pour répandre le parfum sur le feu sacré. Son culte était en grand honneur chez les Romains.

     

    61. Qu’étaient les vestales ?

    Les vestales étaient des vierges consacrées au culte de Vesta. Elles entretenaient un feu perpétuel sur ses autels, et des peines rigoureuses étaient réservées à celles qui le laissaient s’éteindre : on les enterrait vivantes.

     

    Mercure.

     

    62. Quelles étaient les fonctions de Mercure?

    Mercure, fils de Jupiter et de la nymphe Maïa, était le dieu le plus occupé de l’Olympe. Il était l’interprète et le messager des dieux. Il était en outre regardé comme le dieu de l’éloquence, du commerce et des voyageurs, et, ce qui cesse d’honorer son caractère, comme le protecteur des voleurs. Enfin il était chargé de conduire les âmes des morts aux enfers.

     

    63. Quelles inventions lui attribuait-on ?

    On attribuait à Mercure l’invention de la lyre, de la musique, de la médecine, de la lutte, de la magie et de plusieurs autres arts.

     

    64. Comment représente-t-on Mercure ?

    On le représente ayant à la tête et aux talons des ailes qui lui servaient à remplir avec promptitude ses nombreuses fonctions; il tient une bourse d’une main, et un caducée de l’autre : c’est une baguette entrelacée de deux serpents, et surmontée de deux ailes; le caducée était regardé comme le symbole de la paix.

     

    65. Où ses statues étaient-elles placées ?

    Les statues de Mercure, appelé aussi Hermès chez les Grecs, c’est-à-dire interprète, se plaçaient ordinairement sur les routes ou dans les carrefours pour montrer le chemin aux passants. On décorait aussi de son portrait les portes des maisons, dans l’opinion qu’il devait en écarter les voleurs.

     

    Mars.

     

    66. De qui Mars était-il fils ?

    Mars, dieu de la guerre, était, selon les Grecs, fils de Jupiter et de Junon; mais, suivant les Romains, qui se montrèrent surtout fidèles à son culte, Junon, jalouse de ce que Jupiter avait fait sortir Minerve de son cerveau, donna seule le jour à Mars, par l’attouchement d’une fleur.

     

    67. Comment représente-t-on Mars ?

    On le représente toujours armé de pied en cap, ayant un bouclier à la main et un coq auprès de lui, pour montrer la vigilance que demande le métier de la guerre. Souvent aussi on le place sur un char, où il semble ne respirer que le fracas des armes.

     

    68. Comment nommait-on les prêtres de Mars ?

    On les nommait saliens, d’un mot latin qui signifie sauter, parce qu’ils célébraient la fête du dieu en sautant et en faisant résonner de petits boucliers échancrés appelés ancilles.

     

    69. Où Mars était-il le plus honoré ?

    C’est à Rome que le culte de Mars était le plus en honneur. Les Romains le regardaient comme le dieu protecteur de leur empire.

     

    Vénus.

     

    70. Comment naquit Vénus ?

    Vénus, déesse de la beauté, fut formée de l’écume de la mer : ce qui la fit surnommer Aphrodite; selon d’autres auteurs, elle était fille de Jupiter et de Dionée, une des nymphes de l’Océan. Elle naquit aux environs de Cythère.

     

    71. Qui épousa-t-elle ?

    Lorsque Vénus parut dans le ciel, les dieux la trouvèrent si belle qu’ils voulurent tous l’épouser; mais Jupiter la donna en mariage à Vulcain, le plus difforme des dieux, pour le récompenser de ce qu’il avait autrefois forgé les foudres dont ce dieu s’était servi pour exterminer les géants.

     

    72. Quels étaient les principaux enfants de Vénus ?

    On lui donne pour fils Cupidon, dieu de l’amour, et l’Hymen, dieu protecteur des mariages. On la fait aussi mère des trois Grâces : Aglaé, Thalie et Euphrosyne.

     

    73. Quelles étaient les fonctions des Grâces ?

    Les Grâces étaient représentées vêtues légèrement, se tenant par la main, ou liées par des guirlandes de roses, et servant d’escorte à Vénus.

     

    74. Comment représente-t-on Vénus ?

    On la représente avec tout l’éclat de la beauté, parée de sa fameuse ceinture, qui avait le don de charmer tous les dieux et tous les hommes. Son char, fait d’une coquille de mer, est traîné par deux cygnes ou deux colombes. Les Grâces la suivent; les Jeux et les Ris voltigent autour d’elle.

     

    75. Où Vénus était-elle particulièrement honorée ?

    Elle était principalement honorée à Paphos, ville de Chypre, à Cnide, ville de Carie, et à Cythère, île au sud du Péloponnèse, où elle avait un temple célèbre.

     

    Vulcain.

     

    76. De qui Vulcain était-il fils ?

    Vulcain, dieu du feu et des forgerons, était fils de Jupiter et de Junon.

     

    77. Pourquoi fut-il chassé du ciel ?

    Lorsque Vulcain vint au monde, Jupiter le trouva si laid, qu’il le précipita d’un coup de pied sur la terre : dans sa chute, il se cassa la cuisse et en resta boiteux.

     

    78. Que fit-il sur la terre ?

    Vulcain s’occupa à forger des foudres pour son père. Il avait établi ses forges dans l’île de Lemnos, dans celles de Lipari, dans les cavernes du mont Etna, et se faisait aider dans ses travaux par les Cyclopes, géants monstrueux, ainsi appelés parce qu’ils n’avaient qu’un œil au milieu du front. Sur les instances de Bacchus, Jupiter le rappela dans le ciel, et lut fit épouser Vénus, la plus belle des déesses.

     

    79. Comment représente-t-on Vulcain ?

    On le représente la tête couverte d’un bonnet, un marteau à la main, et s’appuyant sur une enclume.

     

    80. Comment s’appelaient les fêtes de Vulcain ?

    On les appelait Lampadophories, d’un mot grec qui signifie porte-flambeaux, parce qu’elles consistaient dans une espèce de joute que l’on exécutait en portant à la main des torches allumées.

     

    Minerve.

     

    81. Comment naquit Minerve ?

    Minerve était la déesse de la sagesse, des sciences et des arts. Jupiter, éprouvant un jour un grand mal de tête, ordonna à Vulcain de la lui fendre, et Minerve en sortit aussitôt tout armée.

     

    82. N’avait-elle pas d’autres noms ?

    On l’appelait aussi Pallas, lorsqu’elle était considérée comme la déesse de la guerre ; quelques-uns la confondaient, sous ce dernier nom, avec Bellone, déesse des combats.

     

    83. Quel différend eut-elle avec Neptune ?

    Minerve eut un différend avec Neptune pour savoir le nom qu’il fallait donner à la ville bâtie par Cécrops. Les douze grands dieux, arbitres de ce différend, décidèrent que celui des deux qui produirait la chose la plus utile à cette cité lui donnerait son nom. Aussitôt Neptune, frappant la terre de son trident, en fît sortir un cheval superbe, signal de la guerre : et Minerve, d’un coup de sa lance, produisit l’olivier, emblème de la paix. Les dieux se décidèrent en faveur de Minerve, qui appela la ville Athènes du mot Athènè, nom que les Grecs lui donnaient.

     

    84. Comment Minerve se vengea-t-elle d’Arachné ?

    Arachné, célèbre brodeuse, fille d’Idmon, roi de Lydie, ayant eu le malheur de réussir mieux que Minerve dans un ouvrage de tapisserie, celle-ci, dans son dépit, la frappa de sa navette; et cette malheureuse, s’étant pendue de désespoir, fut changée en araignée par la déesse jalouse.

     

    85. Comment représente-t-on Minerve ?

    On la représente avec un casque surmonté d’une chouette, une pique d’une main, un bouclier de l’autre, et son égide sur la poitrine. Cette égide était une espèce de cuirasse couverte de la peau d’un monstre appelé Egiès, qui vomissait du feu par la gueule, et qui fut tué par Minerve. Sur cette cuirasse était attachée la tête de Méduse, environnée de serpents. Selon les poètes, cette armure redoutable pétrifiait ceux qui la regardaient.

     

    86. Quels sont les attributs de Minerve ?

    On lui donne pour attributs le hibou, symbole de la prudence et de la sagesse, et l’olivier, image de la paix.

     

    87. Où était-elle particulièrement honorée ?

    Minerve était particulièrement honorée à Athènes. Les fêtes qu’on y célébrait en son honneur se nommaient Panathénées.

     

    Apollon.

     

    88. De qui était né Apollon ?

    Apollon, dieu de la poésie, de la musique, de l’éloquence et de tous les beaux-arts, était fils de Jupiter et de Latone.

     

    89. Où naquit Apollon ?

    La Terre, sur la demande de la jalouse Junon, lui avait promis de ne point donner asile à Latone, qui était poursuivie en tout lieu par un serpent nommé Python, qu’Apollon, dans la suite, tua de ses flèches. Comme la Terre n’avait pas de droits sur l’Ile de Délos, qui flottait alors dans la mer, et se trouvait presque toujours couverte par les flots, Neptune, touché des malheurs de Latone, fit sortir cette île des eaux; elle s’y réfugia et mit au monde Apollon.

     

    90. Pourquoi fut-il chassé du ciel ?

    Apollon avait un fils nommé Esculape, qui se rendit si habile dans l’art de guérir, qu’il alla jusqu’à rendre la vie aux morts. Jupiter, qui ne pouvait souffrir qu’on empiétât sur ses droits, frappa de la foudre le dieu de la médecine. Apollon vengea la mort d’Esculape, en tuant les Cyclopes qui avaient forgé les foudres. Cet attentat le fit chasser du ciel.

     

    91. Comment finit son exil ?

    Après quelques années d’exil, pendant lesquelles Apollon garda les troupeaux d’Admète, roi de Thessalie, et servit, avec Neptune, Laomédon, roi de Troie, il fut rappelé par Jupiter dans le ciel, où il eut, sous le nom de Phébus, la conduite du char du soleil.

     

    92. Qu’arriva-t-il à son fils Phaéton ?

    Phaéton, son fils, obtint de lui la permission de conduire un jour le char du soleil. Les chevaux, sentant une main neuve, s’emportèrent, s’écartèrent de leur route, et eussent embrasé le ciel et la terre, si Jupiter n’eût aussitôt foudroyé et précipité du char le jeune téméraire.

     

     

     

    93. Comment représente-t-on Apollon ?

     

    On le représente sur un char radieux traîné par quatre chevaux blancs, escorté des Saisons et des Heures, et précédé de l’Aurore ; souvent aussi on le représente ayant une lyre à la main, et toujours sous les traits de la jeunesse, les cheveux ceints d’un diadème ou d’une couronne de laurier, et le carquois sur l’épaule.

     

     

     

    94. Où Apollon résidait-il ?

     

    Apollon, comme dieu de la poésie, habitait le mont Parnasse, avec les neuf Muses, qui présidaient sous lui aux sciences et aux arts ; le fameux cheval Pégase lui servait de monture.

     

     

     

    95. Où rendait-il des oracles ?

     

    Il rendait des oracles en plusieurs contrées, mais surtout à Delphes, où il avait un temple magnifique. On appelait pythonisse, pythie ou sibylle, la prêtresse qui transmettait ses réponses, assise sur un trépied couvert de la peau du serpent Python, que le dieu avait tué.

     

     

     

    96. Quel était l’oiseau consacré à Apollon ?

     

    Le corbeau lui était consacré, parce qu’il présidait à la divination, et que son vol et son chant servaient souvent de règle aux augures.

     

     

     

    Diane.

     

     

     

    97. De qui Diane était-elle fille ?

     

    Diane, déesse de la chasse, était fille de Jupiter et de Latone, et sœur d’Apollon.

     

     

     

    98. Quels noms divers lui donna-t-on ?

     

    On l’appelait Phébé ou la lune, dans le ciel; Diane ou la déesse de la chasse, sur la terre; et Hécate ou la déesse des ténèbres, dans les enfers.

     

     

     

    99. Quel traitement fit-elle éprouver au chasseur Actéon ?

     

    Actéon l’ayant vue par hasard dans un lieu où elle se baignait avec ses nymphes, elle le métamorphosa en cerf et le fit déchirer par ses propres chiens.

     

     

     

    100. Comment représente-t-on Diane ?

     

    On la représente chaussée d’un cothurne, un carquois sur l’épaule, un arc et une flèche à la main, un croissant sur la tête, et un chien à ses côtés.

     

     

     

    101. Où était son plus fameux temple ?

     

    Diane avait à Ephèse, dans l’Asie Mineure, un temple qui passait pour l’une des sept merveilles du monde; l’espoir de rendre son nom immortel engagea Érostrate à y mettre le feu. On honorait encore cette déesse dans la Chersonèse Taurique, près du Pont-Euxin, par le sacrifice des malheureux qu’un naufrage avait jetés sur ces côtes.

     

     

     

    Bellone.

     

     

     

    102. Qui était Bellone ?

     

    Bellone, confondue par quelques-uns avec Pallas, était, selon les autres, sœur de Mars. Son nom, tiré du latin, indique la déesse de la guerre. C’était elle qui attelait les chevaux de son frère, lorsqu’il partait pour les combats.

     

     

     

    103. Comment représente-t-on Bellone ?

     

    On la représente armée de pied en cap, et tenant à la main un flambeau ou le foudre de la guerre

     

     

     

    104. Comment ses fêtes étaient-elles célébrées ?

     

    Ses prêtres, appelés bellonaires, célébraient ses fêtes en courant les uns sur les autres, armés de sabres, et se frappant jusqu’à effusion de sang.

     

     

     

    Bacchus.

     

     

     

    105. Comment naquit Bacchus ?

     

    Bacchus, dieu du vin et de l’ivrognerie, était fils de Jupiter et de Sémélé. Sa mère, fille de Cadmus, fondateur de Thèbes en Béotie, voulut voir le père des dieux dans toute sa gloire; mais elle n’en put supporter l’éclat, et fut consumée avec son palais. Jupiter sauva Bacchus, qui n’était pas encore né, en le cachant dans une de ses cuisses jusqu’à l’instant marqué pour sa naissance.

     

     

     

    106. Par qui Bacchus fut-il élevé ?

     

    Il fut élevé par les nymphes de Nysa, auxquelles Mercure le porta dès qu’il fut né; ensuite par Silène, que l’on peint comme un vieil ivrogne, monté sur un âne. Ce fut Bacchus qui enseigna aux hommes la culture de la vigne.

     

     

     

    107. Quels exploits fit-il ?

     

    Lorsque Bacchus fut grand, il parcourut l’univers, et fit la conquête des Indes, à la tête d’une armée d’hommes et de femmes portant, au lieu d’armes, des thyrses et des tambours. Il aida aussi Jupiter à combattre les géants.

     

     

     

    108. Comment représente-t-on Bacchus ?

     

    On le représente sous la figure d’un jeune homme, sur un char traîné par des tigres et des panthères, avec une couronne de pampre ou de lierre, une coupe dans une main, et dans l’autre, un thyrse ou une lance entourée de pampre et de lierre.

     

     

     

    109. Quelles fêtes célébrait-on en son honneur ?

     

    Ces fêtes, où régnaient le tumulte et la licence, étaient appelées Orgies ou Bacchanales. Elles étaient célébrées par les bacchantes, espèces de furies qui, armées de thyrses et jouant du tambour de basque, couraient çà et là, pleines de vin, échevelées, et faisaient retentir les montagnes de leurs hurlements.

     

     

     

    Esculape.

     

     

     

    110. Qu’était Esculape ?

     

    Esculape, dieu de la médecine, était fils d’Apollon et de la nymphe Coronis. Il fut élevé par le centaure Chiron, qui lui apprit la botanique, les propriétés des plantes et tous les secrets de la médecine.

     

     

     

    111. Comment représente-t-on Esculape ?

     

    On le représente sous l’extérieur d’un vieillard à longue barbe, appuyé sur un bâton autour duquel un serpent est entortillé.

     

     

     

    112. Où était-il principalement honoré ?

     

    On l’honorait particulièrement, sous la figure d’un serpent, à Epidaure, ville du Péloponnèse et lieu de sa naissance.

     

     

     

    Cupidon.

     

     

     

    113. Qu’arriva-t-il à Cupidon ?

     

    Cupidon ou l’Amour, fils de Mars et de Vénus, ne fut pas plutôt né, que Jupiter, pour éviter les maux qu’il devait causer dans la suite, voulut obliger sa mère à le faire périr; mais celle-ci le cacha dans les bois, où il suça le lait des bêtes féroces. Dès qu’il put manier l’arc, il essaya sur les animaux les flèches sur lesquelles était fondée sa puissance.

     

     

     

    114. Comment représente-t-on Cupidon ?

     

    On le représente sous les traits d’un enfant ailé, portant un carquois rempli de flèches, un arc, et ayant un bandeau sur les yeux; quelquefois aussi on lui met un flambeau à la main.

     

     

     

    Proserpine.

     

     

     

    115. Qu’arriva-t-il à Proserpine ?

     

    Proserpine, fille de Jupiter et de Cérès, se trouvait en Sicile auprès de sa mère, lorsque Pluton, lassé de voir qu’aucune déesse ne voulût l’épouser, prit la résolution de l’enlever pour en faire la reine des enfers. Cérès la chercha vainement dans tout l’univers, en s’éclairant d’un flambeau qu’elle avait allumé au feu du mont Etna : informée enfin de son triste sort par la nymphe Aréthuse, elle demanda vengeance à Jupiter, qui lui promit de lui rendre sa fille, pourvu qu’elle n’eût ni bu ni mangé depuis son entrée dans le sombre empire. Un certain Ascalaphe ayant déclaré l’avoir vue sucer quelques grains d’une grenade, Proserpine dut rester six mois de l’année avec sa mère, et les six autres mois dans le royaume des enfers auprès de son époux.

     

     

     

    116. Comment représente-t-on Proserpine ?

     

    On la représente sur un trône d’ébène, tenant dans sa main une torche mourante ou un pavot, symbole du sommeil éternel.

     

     

     

    Hébé.

     

     

     

    117. Quelles étaient les fonctions d’Hébé ?

     

    Hébé, déesse de la jeunesse, était fille de Jupiter et de Junon. Son emploi était de verser le nectar à la table des dieux.

     

     

     

    118. Que lui arriva-t-il ?

     

    Hébé, s’étant laissée tomber un jour dans l’assemblée des dieux, en eut tant de honte qu’elle n’osa plus y reparaître. Elle fut remplacée par Ganymède.

     

     

     

    119. Comment représente-t-on Hébé ?

     

    On la représente couronnée de fleurs, légèrement vêtue, et tenant un vase et une aiguière pour servir le nectar.

     

     

     

    Comus.

     

     

     

    120. A quoi présidait Comus ?

     

    Comus, dieu des festins et de la joie, présidait aux fêtes.

     

     

     

    121. Comment le représente-t-on ?

     

    On le représente sous les traits d’un jeune homme, dans un état d’ivresse, et la tête couronnée de roses; il tient une torche à la main et s’appuie sur un bâton.

     

     

     

    Momus.

     

     

     

    122. Qu’était Momus ?

     

    Momus était le dieu de la joie et de la raillerie; il présidait aux jeux et aux amusements de l’Olympe.

     

     

     

    123. Que lui arriva-t-il ?

     

    Ayant été choisi pour juger de l’excellence d’ouvrages d’arts présentés par Minerve, Neptune et Vulcain, il les critiqua tous trois amèrement. Ses railleries le firent chasser du ciel.

     

     

     

    124. Comment représente-t-on Momus ?

     

    On le représente tenant d’une main un masque, et de l’autre une marotte, espèce de petit bâton surmonté d’une petite figure coiffée et ornée de grelots; il a sur la tête un bonnet tailladé et aussi orné de grelots.

     

     

     

    Plutus.

     

     

     

    125. Qu’était Plutus?

     

    Plutus, fils de Cérès et de Jasion, était le dieu des richesses.

     

     

     

    126. Comment le représente-t-on ?

     

    On le représente sous les traits d’un vieillard aveugle, qui tient une bourse à la main.

     

     

     

    Pan.

     

     

     

    127. Qu’était Pan ?

     

    Pan, dieu des bergers, des bois et des prairies, passait pour le fils de Mercure et de Palès. Son nom signifiant en grec tout, on le regardait comme le dieu de toute la nature.

     

     

     

    128. Comment le représente-t-on ?

     

    On le représente avec les oreilles, les pieds, la barbe et les cornes d’un bouc, et tenant à la main une espèce de flûte composée de plusieurs tuyaux inégaux et dont on le disait l’inventeur.

     

     

     

    Flore.

     

     

     

    129. Qu’était Flore ?

     

    Flore, déesse des fleurs et du printemps, était l’épouse de Zéphyre, qui l’avait enlevée. On l’honorait par des danses de jeunes filles, qui ornaient ses autels de guirlandes. Les fêtes célébrées en son honneur, s’appelaient Jeux floraux.

     

     

     

    130. Comment la représente-t-on ?

     

    On la représente sous la figure d’une jeune fille couronnée de guirlandes, et portant une corbeille de fleurs qu’elle répand autour d’elle.

     

     

     

    Pomone.

     

     

     

    131. Qu’était Pomone ?

     

    Pomone était la déesse des jardins; elle avait pour époux Vertumne, qui ne parvint à lui plaire qu’après avoir emprunté diverses métamorphoses.

     

     

     

    Comment la représente-t-on ?

     

    On la représente couronnée de feuilles de vigne ou de grappes de raisin, tenant dans ses mains une corbeille remplie des plus beaux fruits.

     

     

     

    Morphée.

     

     

     

    133. Ou habitait Morphée ?

     

    Morphée, dieu du sommeil et des songes, habitait, dans les enfers, un palais entouré de pavots assoupissants. Ses nombreux sujets, se reposant sur les branches d’un arbre épais et touffu, se tenaient toujours prêts à porter aux mortels les diverses illusions dont ils sont bercés ou agités en dormant.

     

     

     

    134. Comment le représente-t-on ?

     

    On le représente couronné de pavots, profondément endormi sur un lit semé des mêmes fleurs; on lui donne aussi des ailes de papillon; des oiseaux nocturnes voltigent autour de lui.

     

     

     

    Harpocrate.

     

     

     

    135. Qu’était Harpocrate ?

     

    Harpocrate, fils d’Osiris et d’Isis, principaux dieux des Egyptiens, était le dieu du silence.

     

     

     

    136. Comment le représente-t-on ?

     

    On le représente sous la figure d’un enfant ou d’un beau jeune homme qui tient un doigt sur sa bouche; on lui met quelquefois un fouet ou une corne à la main.

     

     

     

    Éole.

     

     

     

    137. Où habitait Éole ?

     

    Éole, dieu des vents et des tempêtes, était regardé comme une divinité de la mer, et régnait sur les îles Éolides. Il avait le pouvoir de soulever les flots et d’exciter les tempêtes.

     

     

     

    138. Quels étaient les principaux Vents ?

     

    Les quatre principaux Vents étaient : Borée ou le vent du nord, Auster ou le vent du midi, Eurus ou le vent de l’est, et Zéphyre ou le vent de l’ouest.

     

     

     

    139. Comment représente-t-on Éole?

     

    On le représente sous la figure d’un vieillard vénérable, ayant un sceptre à la main, et assis sur des groupes de nuages, ou à l’ouverture d’un antre d’où s’échappent des vents sous la forme de têtes bouffies.

     

     

     

    Les Muses.

     

     

     

    140. Quelles étaient les Muses?

     

    Les Muses, au nombre de neuf, sœurs d’Apollon et filles de Jupiter et de Mnémosyne, étaient : Clio, Thalie, Melpomène, Euterpe, Terpsichore, Érato, Polymnie, Uranie et Calliope. Elles présidaient aux sciences, aux beaux-arts et à la poésie.

     

     

     

    141. Où habitaient les Muses?

     

    Elles habitaient en Grèce le mont Parnasse ou le mont Hélicon, au pied desquels coulaient le Permesse ou l’Hippocrène.

     

     

     

    142. Quels sont leurs attributs?

     

    Les Muses présidaient toutes également aux sciences et aux beaux-arts; chacune d’elles avait cependant un emploi particulier.

     

     

     

    Clio, Muse de l’histoire, est couronnée de lauriers, et tient à la main un rouleau sur lequel sont consignés les faits historiques.

     

     

     

    Thalie, Muse de la comédie, tient le masque de la satire; elle est quelquefois couronnée de lierre.

     

     

     

    Melpomène, Muse de la tragédie, est armée d’un poignard et s’appuie sur une urne funéraire.

     

     

     

    Euterpe, Muse de la musique et de la poésie pastorale, tient une double flûte et est entourée de lyres, de guitares et des attributs de la musique.

     

     

     

    Terpsichore, Muse de la danse, est représentée dansant et s’accompagnant sur sa lyre.

     

     

     

    Erato, Muse de la poésie lyrique et érotique ou amoureuse, a pour attributs une lyre, un flambeau et souvent de petits amours.

     

     

     

    Polymnie, Muse de l’ode, préside à la rhétorique et à l’art de la déclamation; elle est représentée avec un livre et dans l’attitude de la méditation.

     

     

     

    Uranie, Muse de l’astronomie et des sciences, est couronnée d’étoiles, et mesure avec un compas les différentes proportions du globe céleste.

     

     

     

    Calliope, Muse de l’éloquence et de la poésie héroïque ou épique, est couronnée de lauriers, et tient une trompette de la main droite et un livre de la gauche.

     

    Les Pénates et les Lares.

     

     

     

    143. Qu’étaient les dieux domestiques ?

     

    Les dieux domestiques, appelés pénates et lares, étaient regardés, les premiers comme les protecteurs des villes et des biens particuliers, et les seconds comme les gardiens des maisons et des familles.

     

     

     

    Les Parques.

     

     

     

    144. Qu’étaient les Parques ?

     

    Les Parques, filles de l’Érèbe et de la Nuit, étaient trois divinités infernales, qui présidaient à la vie et à la mort; on les nommait Clotho, Lachésis et Atropos.

     

     

     

    145. Quelles étaient leurs fonctions ?

     

    Chargées du soin de filer la destinée des humains, Clotho tenait la quenouille, Lachésis tournait le fuseau, et Atropos, la plus cruelle des trois, coupait le fil fatal. Selon les poètes, elles employaient de la laine blanche mêlée de soie et d’or pour filer les jours des mortels heureux, et de la noire seulement pour ceux des malheureux sans cesse accablés par de nouvelles infortunes.

     

     

     

    Les Furies.

     

     

     

    146. Qu’étaient les Furies ?

     

    Les Furies, appelées aussi Euménides, étaient les ministres des vengeances des dieux contre les coupables; on en comptait trois : Alecton, Mégère et Tisiphone.

     

     

     

    147. Comment les représente-t-on ?

     

    On les représente avec un visage effrayant, des habits noirs et sanglants, des serpents entrelacés autour de la tête, et une torche dans la main.

     

     

     

    Divinités inférieures.

     

     

     

    148. N’y avait-il pas encore d’autres divinités secondaires ?

     

    Il y avait un grand nombre d’autres divinités d’un ordre inférieur, dont les principales étaient : Vertumne, dieu des jardins et des vergers; Priape, dieu des jardins et des arbres fruitiers ; Palès, déesse des bergers et des troupeaux ; Faune, dieu des champs; Sylvain, dieu des forêts; le dieu Terme, qui présidait aux limites des champs; Thémis, déesse de la justice; Némésis, déesse de la vengeance; Hygie, déesse de la santé.

     

     

     

     

     

     

     

    DEMI-DIEUX ET HÉROS.

     

     

     

    149. Qu’entend-on par demi-dieux?

     

    Les demi-dieux étaient ceux qui tiraient leur origine d’un dieu et d’une mortelle, ou d’un mortel et d’une déesse. Ces divinités avaient la terre pour séjour.

     

     

     

    150. Qu’entend-on par les héros de la Fable ?

     

    Les héros étaient des hommes auxquels on accordait les honneurs de la divinité, à cause des grandes vertus ou des talents supérieurs qu’ils avaient montrés sur la terre.

     

     

     

    Persée.

     

     

     

    151. De qui Persée était-il fils?

     

    Persée était fils de Jupiter et de Danaé, fille d’Acrisius, roi d’Argos. Ce prince, ayant appris de l’oracle qu’il devait périr par les mains de l’enfant qui naîtrait de sa fille Danaé, la tenait enfermée dans une tour d’airain inaccessible, défendue par des gardes attentifs. Mais Jupiter, s’étant changé en pluie d’or, c’est-à-dire ayant corrompu les surveillants de la princesse, parvint à pénétrer dans cette tour et rendit Danaé mère de Persée.

     

     

     

    152. Que fit Acrisius à la naissance de Persée ?

     

    Acrisius, furieux, fit mettre la mère et l’enfant dans une frêle barque et les livra à la fureur des flots; mais Neptune, par égard pour Jupiter, respecta ce dépôt sacré et les fit aborder dans l’île de Sériphe, une des Cyclades, où le jeune prince fut élevé avec beaucoup de soin par Dictys, frère de Polydecte, roi de cette île et petit-fils de Neptune.

     

     

     

    153. Quels furent les exploits de Persée ?

     

    Polydecte, épris des charmes de Danaé, cherchait un prétexte pour éloigner Persée de sa cour; il le chargea d’aller combattre les Gorgones, qui désolaient le pays voisin du jardin des Hespérides. Armé d’un casque et d’un miroir qui lui laissaient voir tous les objets sans être vu lui-même, il les surprit et les vainquit. Après leur avoir enlevé l’œil unique qu’elles possédaient, il coupa la tête de Méduse, la plus redoutable des trois Gorgones. Du sang qui sortit de la tête de ce monstre naquit le cheval Pégase, qui, d’un coup de pied, fit jaillir la fontaine Hippocrène.

     

     

     

    154. Quel usage Persée fit-il de la tête de Méduse ?

     

    Il la porta avec lui dans ses expéditions, et s’en servit pour vaincre ses ennemis. Il changea en montagne le roi Atlas, qui lui refusait l’hospitalité ; il délivra Andromède, fille de Céphère, roi d’Éthiopie, d’un monstre marin qui allait la dévorer en punition de la prétention qu’elle avait eue d’être plus belle que les Néréides, et devint l’époux de celle qu’il avait sauvée; il vainquit ensuite Phinée, oncle de cette princesse, à qui elle avait été fiancée, et qui vint à la tête d’une troupe nombreuse pour la lui enlever.

     

     

     

    155. Que fit Persée après ces exploits ?

     

    Acrisius, roi d’Argos et aïeul de Persée, ayant entendu parler de ses exploits, le fit venir à sa cour. Peu de temps après, voulant faire preuve de son adresse au jeu de palet, Persée tua par mégarde Acrisius, et accomplit ainsi la prédiction de l’oracle

     

     

     

    Hercule.

     

     

     

    156. De qui Hercule était-il fils ?

     

    Hercule, le plus célèbre de tous les héros ou demi-dieux, était fils de Jupiter et d’Alcmène. Il est quelquefois appelé Alcide, c’est-à-dire fils d’Alcée, son aïeul maternel.

     

     

     

    157. Que lui arriva-t-il dès sa naissance ?

     

    Hercule eut à subir, dès ses premiers jours, plusieurs épreuves que lui suscita Junon, qui, guidée par un sentiment de jalousie, le soumit à la volonté tyrannique d’Eurysthée, son frère aîné, et lui envoya dans son berceau deux serpents qu’il étouffa.

     

     

     

    158. Junon le persécuta-t-elle toujours ?

     

    Junon s’adoucit à la prière de Pallas, et consentit même à lui donner de son lait pour le rendre immortel. Hercule en ayant laissé tomber quelques gouttes, elles formèrent dans le ciel cette trace lumineuse qu’on appelle la voie lactée.

     

     

     

    159. Qu’appelle-t-on les douze travaux d’Hercule ?

     

    La haine de Junon ne s’apaisa un instant que pour revivre avec plus de fureur. A son instigation, Eurysthée, craignant d’être détrôné par Hercule, l’exposa à toutes sortes de dangers, espérant qu’il finirait par y succomber : c’est ce qu’on appelle les douze travaux d’Hercule.

     

     

     

    160. Faites le récit de ces douze travaux.

     

    1° Hercule étrangla un lion de la forêt de Némée, qui désolait le pays, et lui enleva la peau, dont il se servit depuis comme vêtement; 2° il tua l’hydre de Lerne, monstre à sept têtes, qui renaissaient en plus grand nombre à mesure qu’on en coupait une; il les abattit toutes d’un seul coup de sa massue; 3° il prit tout vivant un sanglier du mont Érymanthe, qui ravageait les campagnes; 4° il atteignit, après une année entière de poursuite, une biche du mont Ménale, qui avait des cornes d’or et des pieds d’airain, et qui était d’une légèreté incroyable; 5° il extermina, aux environs du lac Stymphale, des oiseaux monstrueux, armés de becs de fer qui leur servaient à déchirer les voyageurs; 6° il vainquit les Amazones, femmes guerrières qui habitaient sur les bords du fleuve Thermodon, et fit prisonnière leur reine Hippolyte ; 7° il détourna le cours du fleuve Alphée, pour nettoyer les étables d’Augias, roi d’Élide, qui n’avaient point été lavées depuis plusieurs années; 8° il délivra la terre de deux tyrans fameux: Busiris, roi d’Égypte, qui immolait à Jupiter tous les étrangers, et Diomède, roi de Thrace, qui les faisait fouler aux pieds de ses chevaux et dévorer par eux; 9° il tua Géryon, roi de Bétique, géant à trois corps, aussi cruel que ces deux princes ; 10° il dompta un taureau furieux que Neptune avait déchaîné dans les États de Minos pour ravager la Grèce ; 11° il enleva les pommes du jardin des Hespérides, et détruisit le dragon à cent têtes chargé de la garde de ces fruits précieux; 12° enfin il descendit aux enfers, où il enchaîna Cerbère, et délivra Thésée et Pirithoüs, qui y étaient descendus pour enlever Proserpine.

     

     

     

    161. Que fit Hercule après ces douze travaux ?

     

    Après avoir achevé heureusement ces entreprises périlleuses, Hercule parcourut la terre pour la purger des monstres et des brigands qui la désolaient. Il délivra l’Italie du brigand Cacus; rompit les fers du malheureux Prométhée, enchaîné sur le mont Caucase; étouffa, en Libye, le cruel géant Antée; enfin il unit la Méditerranée à l’Océan, par le détroit de Gibraltar, en séparant les montagnes de Calpé et d’Abyla qui se touchaient.

     

     

     

    162. Quel dernier moyen Junon employa-t-elle contre lui ?

     

    Junon, furieuse de voir Hercule sortir victorieux de tous ces obstacles, le poussa à un tel excès de fureur, qu’il tua sa femme Mégare et ses propres enfants.

     

     

     

    163. Quelle fut la fin d’Hercule ?

     

    Devenu éperdument amoureux de Déjanire, fille de Bacchus, il l’épousa après avoir vaincu les prétendants qui lui disputaient la main de cette princesse. Nessus, de la race des Centaures, ayant voulu enlever Déjanire, Hercule le perça de ses flèches empoisonnées. Nessus, avant de mourir, songea à se venger, et conseilla à Déjanire de prendre sa tunique ensanglantée, en l’assurant que, si Hercule la revêtait, il n’aimerait jamais d’autre femme qu’elle. Déjanire envoya cette tunique à Hercule, un jour qu’il faisait un sacrifice sur le mont OEta. Il n’eut pas plutôt mis cette robe empoisonnée, qu’il se sentit dévoré par un feu ardent; ne pouvant plus supporter de si violentes douleurs, il monta sur un bûcher qu’il avait préparé, et termina ses jours au milieu des flammes.

     

     

     

    164. Comment représente-t-on Hercule ?

     

    On le représente ordinairement sous les traits d’un homme fort et robuste, armé d’une massue et couvert d’une peau de lion.

     

     

     

    Thésée.

     

     

     

    165. De qui Thésée était-il fils ?

     

    Thésée était fils d’Égée, roi d’Athènes, et d’Æthra, fille du sage Pitthée, roi du Péloponnèse, à la cour duquel il fut élevé à Trézène. A l’exemple d’Hercule, dont il fut le contemporain et l’ami, il entreprit de dompter les monstres et les tyrans qui désolaient la terre.

     

     

     

    166. Quels tyrans eut-il à combattre ?

     

    Il eut à combattre plusieurs tyrans et brigands, entre autres Périphète, géant cruel, qui se nourrissait de chair humaine; Scyron, qui prenait plaisir à jeter les voyageurs dans la mer; Procuste, qui faisait étendre les étrangers sur un lit et coupait les jambes de ceux qui en excédaient la longueur; Phalaris, tyran d’Agrigente, si connu dans l’antiquité par le taureau d’airain dans lequel il renfermait les hommes tout vivants, pour les y faire brûler à petit feu.

     

     

     

    167. Quels furent les monstres dont il triompha?

     

    Trois monstres tombèrent successivement sous les coups de Thésée : un taureau énorme qui ravageait les campagnes de Marathon; le sanglier de Calydon, que Diane avait envoyé contre les Étoliens pour les punir d’avoir négligé son culte; le Minotaure, monstre moitié homme et moitié taureau, auquel les Athéniens, en punition du meurtre d’Androgée, fils de Minos, roi de Crète, étaient obligés d’envoyer tous les ans, pour être dévorés, sept jeunes garçons tirés au sort.

     

     

     

    168. Comment Thésée parvint-il à exterminer le Minotaure ?

     

    Ce monstre était renfermé dans le labyrinthe construit par Dédale auprès de la ville de Gnosse, dans l’île de Crète. Thésée n’eût pu réussir dans cette entreprise sans le secours d’Ariane, fille de Minos, passionnément éprise de lui. A l’aide d’un peloton de fil qu’elle lui avait donné, Thésée parvint à se reconnaître dans le labyrinthe, où il tua le Minotaure. Ensuite il emmena avec lui Ariane sur son vaisseau ; mais il eut la barbarie de l’abandonner dans l’Île de Naxos, où Bacchus la trouva et en fit la compagne de ses triomphes.

     

     

     

    169. Que fit ensuite Thésée ?

     

    Il revint à Athènes; mais ce retour fut pour lui un sujet de douleur. Son père Egée se précipita dans la mer en voyant arriver le vaisseau sur lequel était son fils, sans qu’on eût changé, comme c’était convenu, la voile noire avec laquelle il était parti : ce qui lui fit croire que ce prince avait été dévoré par le Minotaure.

     

     

     

    170. Quelles nouvelles aventures tenta-t-il ?

     

    Après avoir donné de sages lois aux Athéniens Thésée abdiqua le pouvoir souverain et chercha de nouvelles aventures. Accompagné de son ami Pirithoüs, il alla combattre les Amazones. Après avoir triomphé de ces femmes guerrières, il épousa Antiope, leur reine, et de cet hymen naquit Hippolyte, qui eut ensuite tant à souffrir de l’amour de Phèdre, fille de Minos et seconde femme de Thésée. Étant descendu aux enfers avec Pirithoüs pour l’aider à enlever Proserpine, reine des enfers et femme de Pluton, il eut la douleur de voir son audacieux ami dévoré par Cerbère, et lui-même fut enfermé dans un cachot obscur, jusqu’à ce qu’Hercule vînt le délivrer.

     

     

     

    171. Comment mourut Thésée ?

     

    Les uns disent qu’il mourut paisiblement à Athènes, où on lui éleva un temple magnifique; d’autres prétendent qu’irrité de l’ingratitude que lui témoignèrent les Athéniens, il se retira dans l’île de Scyros, et que Lycomède, roi de cette île, jaloux de sa réputation ou gagné par ses ennemis, le fit précipiter du haut d’un rocher.

     

     

     

    Castor et Pollux.

     

     

     

    172. Quelle était l’origine de Castor et de Pollux ?

     

    Castor et Pollux, célèbres par leur amitié fraternelle, étaient fils de Léda, femme de Tyndare, roi de Sparte, et frères d’Hélène et de Clytemnestre. Castor et Clytemnestre étaient enfants de Tyndare, tandis que Pollux et Hélène étaient regardés comme enfants de Jupiter, qui avait séduit Léda sous la forme d’un cygne.

     

     

     

    173. Comment se distinguèrent-ils ?

     

    Ils se signalèrent tous deux dans l’expédition des Argonautes et purgèrent l’Archipel des pirates qui l’infestaient. Ce bienfait les fit mettre au rang des dieux ; on les regardait comme des divinités favorables aux matelots.

     

     

     

    174. Quelle preuve d’attachement se donnèrent-ils ?

     

    Pollux, né immortel, n’hésita pas à partager l’avantage dont il jouissait avec son frère Castor, né mortel. Ce dernier ayant péri dans un combat, Pollux, accablé de douleur, pria Jupiter de rappeler son frère à une vie éternelle. Tout ce qu’il put obtenir fut de partager avec lui son immortalité. Ils vivaient et mouraient alternativement de six mois en six mois. L’union de ces deux frères fut si constante et si intime, qu’ils ont été cités comme les modèles et le symbole de l’amitié fraternelle.

     

     

     

    Jason, Médée, les Argonautes.

     

     

     

    175. Qu’étaient les Argonautes ?

     

    Les Argonautes étaient de vaillants guerriers de la Grèce, qui allèrent conquérir la toison d’or, sous le commandement de Jason, et qu’on a ainsi désignés parce qu’ils étaient montés sur le navire Argo.

     

     

     

    176. Qu’entend-on par la toison d’or ?

     

    La toison d’or provenait d’un bélier qui avait été donné par les dieux à Athamas, roi de Thèbes. Phryxus, fils d’Athamas et de Néphélé, las de supporter les rigueurs de sa belle-mère Ino, s’enfuit avec sa sœur Hellé, et passa sur ce bélier le détroit qui sépare l’Asie et l’Europe. Hellé s’y noya; mais Phryxus arriva heureusement dans la Colchide. Il sacrifia son bélier pour obéir à un oracle, et en suspendit la toison à un arbre, dans un bois consacré à Mars. Il se rendit ensuite chez Eétès, roi de ce pays, qui lui donna sa fille Médée en mariage. Eétès envia bientôt les richesses de son gendre, et le fit mourir pour s’emparer de la toison d’or. Jason, fils d’Éson, roi d’Iolchos, et plusieurs princes de la Grèce résolurent de venger ce crime et de reconquérir la toison.

     

     

     

    177. Comment Jason se trouva-t-il engagé dans l’expédition des Argonautes?

     

    Pélias, ayant renversé son frère Éson du trône de Colchos, engagea Jason à entreprendre la conquête de la toison d’or, espérant l’y voir périr, et se maintenir ainsi sur le trône.

     

     

     

    178. Quels furent les plus célèbres guerriers de cette expédition?

     

    Les compagnons de Jason, au nombre de cinquante, formaient l’élite des guerriers de la Grèce. On distinguait surtout parmi eux Hercule, Thésée, Castor, Pollux, Typhys, Lyncée et Orphée.

     

     

     

    179. Comment Jason s’empara-t-il de la toison d’or ?

     

    Après avoir éprouvé un grand nombre d’aventures, il aborda en Colchide et triompha du dragon qui gardait la toison d’or. Il eût succombé dans cette terrible entreprise, sans le secours de Médée, qui conçut de l’amour pour le héros et le fit triompher par le moyen de ses enchantements.

     

     

     

    180. Que firent Jason et Médée ?

     

    Jason, s’étant emparé de la toison d’or, s’enfuit de Colchos avec Médée. Après avoir vécu plusieurs années dans un parfait accord avec elle, Jason, oubliant les obligations qu’il lui avait, osa la répudier pour épouser Glaucée. Médée s’en vengea cruellement, eu faisant périr sa rivale et en massacrant les deux enfants qu’elle-même avait eus de Jason. Elle se retira ensuite en Asie.

     

     

     

    181. Comment mourut Jason ?

     

    Après sa séparation d’avec Médée, il mena une vie errante et mourut la tête fracassée par les débris du navire Argo, auprès duquel il se promenait au bord de la mer.

     

     

     

    Cadmus.

     

     

     

    182. Qu’arriva-t-il à Cadmus ?

     

    Jupiter, changé en taureau, avait enlevé Europe, fille d’Agénor, roi de Phénicie. Ce prince chargea Cadmus, son fils, de la chercher, et lui défendit de revenir avant de l’avoir retrouvée. Après avoir inutilement parcouru bien des pays, Cadmus, ne pouvant revenir auprès de son père, alla consulter l’oracle de Delphes pour savoir où il devait s’établir. L’oracle lui conseilla de construire une ville à l’endroit où un bœuf le conduirait; l’animal s’arrêta dans la Béotie, où Cadmus fonda la ville de Thèbes.

     

     

     

    183. Que devinrent ses compagnons ?

     

    Ses compagnons, étant allés puiser de l’eau à la fontaine de Dircé, furent dévorés par un dragon. Cadmus vengea leur mort en tuant le monstre dont il sema les dents par ordre de Minerve; de ces dents naquirent des hommes ennemis qui s’entretuèrent, à l’exception de cinq, avec lesquels il acheva de construire sa ville.

     

     

     

    184. Quelle fut la fin de Cadmus ?

     

    Il consulta l’oracle sur la destinée qui était réservée à sa nouvelle ville; mais il n’en reçut que des présages défavorables : ce qui lui fit prendre la résolution de s’éloigner. Il se retira en Illyrie, où il fut changé en serpent.

     

     

     

    185. Quelles découvertes lui attribuait-on ?

     

    Les Grecs lui attribuaient l’invention de l’écriture et de l’alphabet.

     

     

     

    Bellérophon.

     

     

     

    186. Qu’était Bellérophon ?

     

    Bellérophon était fils de Glaucus, roi de Corinthe. Il se rendit célèbre par le fameux combat qu’il eut à soutenir contre la Chimère, monstre épouvantable, né en Lycie, à la tête de lion, au corps de chèvre et à la queue de dragon, vomissant des torrents de flammes.

     

     

     

    187. Quelle fut la cause de son combat avec la Chimère ?

     

    Bellérophon, obligé de fuir sa patrie après avoir tué involontairement son frère Belléros, s’était réfugié à la cour de Prétus, roi d’Argos; mais bientôt il devint victime de la calomnie de Sthénobée, femme de ce prince. Celui-ci, qui ne voulait pas manquer aux lois de l’hospitalité, envoya Bellérophon en Lycie, chez Iobate, son beau-père, avec de prétendues lettres de recommandation, dans lesquelles il priait ce prince de tendre des embûches à celui qui les lui remettrait. Iobate l’engagea à combattre la Chimère, espérant qu’il succomberait dans cette entreprise.

     

     

     

    188. Comment Bellérophon en triompha-t-il ?

     

    Secondé par Minerve, qui lui amena Pégase, il monta sur ce cheval invincible et perça la Chimère à coups de flèches. Iobate ayant reconnu l’innocence de Bellérophon, lui donna sa fille Philonée en mariage et le déclara son successeur.

     

     

     

    Œdipe.

     

     

     

    189. De qui Œdipe était-il fils ?

     

    Œdipe était fils de Laïus, roi de Thèbes, et de Jocaste : il s’est rendu célèbre par ses malheurs et ceux de sa famille.

     

     

     

    190. Qu’arriva-t-il à OEdipe dès sa naissance ?

     

    L’oracle ayant appris à Laïus qu’il périrait de la main de l’enfant dont sa femme Jocaste était enceinte, il commanda à un de ses officiers de tuer le jeune prince aussitôt qu’il serait né. L’officier chargé de faire périr Œdipe n’exécuta qu’à demi cet ordre barbare. Il le suspendit par les pieds à un arbre sur le mont Cythéron. Attiré par les cris de cet enfant, Phorbas, berger de Polybe, roi de Corinthe, le détacha et le porta à la reine, qui l’adopta et l’éleva comme son fils.

     

     

     

    191. Que lui apprit l’oracle ?

     

    Œdipe, ayant su qu’il n’était pas le fils de Polybe, alla consulter l’oracle, qui lui annonça qu’il serait le meurtrier de son père, l’époux de sa mère, et que de lui sortirait une race détestable. Pour échapper au sort qui le menaçait, il s’exila de Corinthe et se dirigea vers la Phocide. Ayant rencontré Laïus dans un sentier fort étroit, il le tua sans le connaître, à la suite d’une dispute qu’ils eurent ensemble pour savoir lequel des deux céderait le pas à l’autre.

     

     

     

    192. Que fit Œdipe après avoir tué Laïus ?

     

    Œdipe se rendit à Thèbes après cet événement. On voyait alors auprès de cette ville un monstre énorme nommé Sphinx, qui avait le visage d’une femme, le corps d’un chien, la queue et les pattes d’une lionne. Ce monstre dévorait tous ceux qui ne pouvaient expliquer ses énigmes, dont voici la plus connue : « Quel est l’animal qui marche le matin à quatre pieds, à deux vers midi, et à trois sur le soir ? » Créon, frère de Jocaste et successeur de Laïus, avait promis la main de sa sœur à celui qui devinerait le sens de ces paroles; Œdipe y réussit, et répondit que cet animal était l’homme dans son enfance, à la force de l’âge, et vers le déclin de sa vie. Le Sphinx, vaincu par cette explication, se précipita dans la mer. Œdipe épousa ainsi Jocaste, sa propre mère, qu’il ne connaissait pas, et qui lui donna deux fils, Etéocle et Polynice, et deux filles, Antigone et Ismène.

     

     

     

    193. Quelle fut la fin d’Œdipe ?

     

    Quelques années après, le royaume de Thèbes étant ravagé par la peste, l’oracle déclara que ce fléau ne cesserait que par l’exil du meurtrier de Laïus. Instruit de sa malheureuse destinée par le berger Phorbas, Œdipe se creva les yeux, quitta la ville, guidé par sa fille Antigone, abandonna le royaume à ses deux fils, Etéocle et Polynice, et alla mourir de douleur dans l’Attique.

     

     

     

    Étéocle et Polynice.

     

     

     

    194. Que firent Etéocle et Polynice ?

     

    Etéocle et Polynice, fils d’Œdipe et de Jocaste, convinrent de régner alternativement chacun une année, afin de ne pas affaiblir le royaume de leur père en le partageant.

     

     

     

    195. La convention arrêtée entre eux reçut-elle son exécution ?

     

    Etéocle, en sa qualité d’aîné, monta le premier sur le trône; mais il refusa de le céder à son frère, lorsque l’année fut révolue : ce qui donna lieu à une guerre affreuse entre eux.

     

     

     

    196. Comment cette guerre se termina-t-elle?

     

    Polynice, réfugié à Argos, chez le roi Adraste, avait sollicité le secours de tous les princes de la Grèce. Étéocle se vit attaqué dans sa capitale par une armée nombreuse. Néanmoins, comme il résistait courageusement, la guerre traînait en longueur, et les princes confédérés commençaient à se fatiguer. Alors les deux frères convinrent de terminer leur querelle par un combat singulier, dans lequel ils se tuèrent mutuellement.

     

     

     

    Pélops et sa postérité.

     

     

     

    197. Qu’arriva-t-il à Pélops ?

     

    Tantale, roi de Lydie, voulant mettre à l’épreuve la divinité des dieux logés dans son palais, égorgea son fils Pélops, le coupa en morceaux et le servit sur la table de ses hôtes, parmi lesquels était Jupiter, dont il tirait son origine. Ce crime fut à l’instant reconnu. Jupiter précipita Tantale au fond des enfers et ressuscita le jeune Pélops, dont il rajusta tous les membres, à l’exception d’une épaule, que Cérès avait déjà mangée, et qu’il remplaça par une épaule d’ivoire.

     

     

     

    198. La famille de Tantale n’éprouva-t-elle pas une longue suite de malheurs?

     

    La postérité de Tantale, comme celle d’Œdipe, est célèbre par les malheurs qui l’ont affligée. Pélops, ayant abandonné la Phrygie à cause d’un tremblement de terre, devint le gendre d’Œnomaüs, roi d’Élide, dont il épousa la fille Hippodamie, et de ce mariage naquirent deux fils, Atrée et Thyeste, fameux par leurs inimitiés et par les scènes sanglantes qui en furent la suite.

     

     

     

    199. Que firent Atrée et Thyeste ?

     

    Thyeste ayant séduit Érope, femme de son frère Atrée, en eut deux fils; celui-ci, pour s’en venger, tua les enfants de Thyeste et lui en fit un horrible festin. Thyeste trouva un vengeur dans son fils Égisthe, qu’il avait eu d’une union incestueuse. Égisthe massacra Atrée au milieu d’un sacrifice que celui-ci faisait au bord de la mer.

     

     

     

    Siège de Troie.

     

     

     

    200. Quelles furent les causes de la guerre de Troie ?

     

    Le siège et la ruine de Troie est le grand événement par lequel se termine l’histoire fabuleuse. Le jugement de Pâris et l’enlèvement d’Hélène en furent la cause. Tous les dieux et toutes les déesses avaient été invités aux noces de Thétis et de Pélée, à l’exception de la Discorde, qui, pour se venger, jeta au milieu de l’assemblée une pomme d’or, avec cette inscription : A la plus belle. Pallas, Vénus et Junon se la disputèrent. Le vieux Priam, qui régnait alors dans la ville de Troie, avait un fils nommé Pâris, qu’Hécube sa mère avait fait élever secrètement parmi les bergers du mont Ida : ce fut ce jeune pâtre que Jupiter choisit pour être l’arbitre du différend. Pâris adjugea la pomme à Vénus. Dès ce moment tes deux autres déesses, décidées à se venger, jurèrent la ruine des Troyens. Quelque temps après, Pâris se rendit à Lacédémone, où, secondé par Vénus, il se fit aimer d’Hélène, femme du roi Ménélas, et l’enleva. La Grèce entière, excitée par Ménélas, et poussée par la fureur de Junon et la fierté de Pallas, voulut venger cet affront, et s’arma pour renverser la ville de Troie.

     

     

     

    201. Où était située la ville de Troie ?

     

    Cette ville était dans la partie de la Phrygie qui regarde l’Hellespont, détroit connu aujourd’hui sous le nom de détroit des Dardanelles, et qui sépare l’Europe de l’Asie.

     

     

     

    202. Où eut lieu le rendez-vous de l’armée des Grecs ?

     

    La flotte grecque se réunit à Aulis, port de la Béotie, où elle fut retenue par les vents contraires. Le grand prêtre Calchas ayant déclaré que les dieux n’enverraient un vent favorable pour porter les Grecs en Asie que lorsqu’ils auraient immolé une vierge à Diane, le sort désigna Iphigénie, fille d’Agamemnon. Elle fut conduite à l’autel, et elle allait être sacrifiée, lorsque Diane l’enleva, fit paraître une biche à sa place, et la transporta dans la Tauride pour en faire sa prêtresse.

     

     

     

    203. Quels étaient les principaux chefs de l’armée des Grecs ?

     

    Les principaux chefs du côté des Grecs étaient Agamemnon, roi d’Argos et chef de l’armée grecque, et Ménélas, son frère, tous deux plus généralement connus sous le nom d’Atrides; Achille, fils de Thétis et de Pélée; Patrocle, son ami; Ulysse, roi d’Ithaque; Phénix, roi des Dolopes; Palamède, chef des Eubéens; Diomède, fils de Tydée; les deux Ajax; Nestor, le seul des douze enfants de Nélée qu’Hercule n’eût pas exterminé dans la ville de Pylos; Philoctète, Idoménée, Sthénélus et Eurypile.

     

     

     

    204. Quels étaient les principaux chefs de l’armée des Troyens ?

     

    Du côté des Troyens étaient Priam, roi de Troie; Hector et Pâris, ses deux fils; Memnon, fils de l’Aurore; Penthésilée, reine des Amazones; Rhésus , roi de Thrace ; Énée, Sarpédon et Elpénor.

     

     

     

    205. Quels furent les plus vaillants de ces héros ?

     

    Les héros qui se distinguèrent le plus dans cette guerre furent Achille, parmi les Grecs, et Hector, parmi les Troyens. Achille fut vainqueur d’Hector, dont il traîna le cadavre autour des remparts de Troie; mais il périt ensuite frappé d’une flèche que Pâris lui lança au talon, seul endroit où il ne fût pas invulnérable.

     

     

     

    206. Le siège de Troie fut-il long ?

     

    Ce siège dura dix ans ; la guerre fut prolongée par les secours que différents peuples de l’Asie fournirent aux Troyens, et à cause de la grande valeur des combattants.

     

     

     

    207. Quelle part les dieux prirent-ils à cette guerre ?

     

    Les dieux eux-mêmes, au récit d’Homère, prirent parti dans cette grande querelle; Jupiter seul laissa agir les destins. Vénus, Mars et Apollon défendaient les Troyens; Junon, Minerve, Neptune et Vulcain protégeaient les Grecs.

     

     

     

    208. Comment se termina le siège de Troie ?

     

    Après dix ans de combats, les Grecs, qui avaient perdu le plus grand nombre de leurs chefs, parurent fatigués d’une si longue guerre. Voyant que la force était inutile, ils eurent recours à un stratagème qu’Ulysse leur suggéra. Ils construisirent un cheval de bois d’une taille énorme, enfermèrent dedans un grand nombre de gens armés, et, feignant d’abandonner leur entreprise, ils se retirèrent à Ténédos, île située en face de Troie. Un fourbe, nommé Sinon, qu’ils avaient aposté, fit croire aux Troyens que ce cheval était consacré à Minerve; que, s’il entrait dans leur ville, elle serait désormais imprenable. Les Troyens ajoutèrent foi à ce mensonge; ils abattirent eux-mêmes un pan de leurs murailles et introduisirent le colosse dans la ville. La nuit suivante, pendant que les Troyens étaient plongés dans l’ivresse et le sommeil, les soldats sortirent des flancs du cheval et introduisirent l’armée grecque dans la ville, qui fut livrée au feu, au fer et au pillage.

     

     

     

    209. Quel fut le sort de Priam et de sa famille ?

     

    Pyrrhus, fils d’Achille, égorgea Priam au pied de l’autel de Jupiter, immola sur la tombe d’Achille Polyxène, fille de Priam, et emmena en Grèce Andromaque, veuve d’Hector.

     

     

     

    210. Hélène survécut-elle à tant de malheurs ?

     

    Reprise par Ménélas, Hélène revint avec lui à Sparte; mais, après la mort de ce prince, elle se vit forcée d’aller chercher un refuge dans l’île de Rhodes, chez Polixo, sa parente, qui, pour venger sur elle la mort de son mari, tué au siège de Troie, la fit étrangler par trois de ses femmes, déguisées en furies.

     

     

     

    211. Quels héros grecs revinrent dans leur patrie ?

     

    Les Grecs, chargés de butin, reprirent le chemin de leur patrie; mais presque tous périrent dans la route ou à leur arrivée. Agamemnon ne revint dans ses États que pour être immolé par Égisthe, le nouvel époux que sa femme Clytemnestre voulait se donner. Ulysse erra dix ans avant de revenir à Ithaque : il fut jeté d’abord sur les côtes de la Thrace, puis retenu plusieurs années dans l’Île de Calypso; il faillit être dévoré par le cyclope Polyphème, fut accueilli par Alcinoüs, roi des Phéaciens, et trouva, en rentrant chez lui, son palais rempli de nombreux prétendants à la main de Pénélope, Ulysse, sans se faire connaître, et aidé de son fils Télémaque et de son vieux serviteur Eumée, tua tous ces prétendants et se remit en possession de son royaume. Idoménée, Philoctète et Nestor, trahis par leurs amis, furent obligés d’aller chercher une nouvelle patrie dans des contrées lointaines.

     

     

     

    212. Quels Troyens survécurent aux malheurs de leur patrie ?

     

    La destinée des Troyens fut, en un sens, moins déplorable que celle des Grecs. Énée, prince de la famille de Priam, se sauva de Troie dans la nuit de l’embrasement. Vénus, sa mère, l’ayant protégé dans sa fuite, pour le faire en quelque sorte le fondateur de Rome, il s’embarqua avec son père Anchise et son fils Ascagne, vit aussi le cyclope Polyphème et les Sirènes redoutables, fut retenu à Carthage par l’amour de la reine Didon, aborda deux fois en Sicile, et s’établit enfin en Italie, où il fonda Lavinium, que les Romains regardaient comme le berceau de leur empire.

     

     

     

    DIVINITÉS ALLÉGORIQUES.

     

     

     

    213. Quelles étaient les principales divinités allégoriques?

     

    On comptait un grand nombre de divinités allégoriques ; les principales étaient : la Vérité, la Vertu, l’Espérance, la Fidélité, la Justice, la Paix, la Fortune, l’Envie, la Fureur, la Discorde, la Victoire et la Renommée.

     

     

     

    214. Comment représente-t-on la Vérité ?

     

    La Vérité est représentée sous la forme d’une femme à l’air majestueux, habillée simplement, et tenant dans sa main droite un miroir, qui quelquefois est orné de fleurs et de pierreries, pour faire comprendre qu’il est permis d’orner la vérité. On lui donne un puits pour retraite.

     

     

     

    215. Comment représente-t-on la Vertu ?

     

    La Vertu, sous les traits d’une femme, a des ailes déployées, pour signifier qu’elle s’élève au-dessus du vulgaire, et un vêtement blanc, pour indiquer sa pureté.

     

     

     

    216. Comment représente-t-on l’Espérance ?

     

    L’Espérance est représentée sous la figure d’une jeune fille couronnée de fleurs naissantes; elle a des ailes qui indiquent que l’espérance est fugitive de sa nature. Le vert est sa couleur, comme emblème de la verdure des champs, qui annonce une récolte.

     

     

     

    217. Comment représente-t-on la Fidélité ?

     

    La Fidélité ou la Foi se représente habillée de blanc, ou sous la figure de deux jeunes filles qui se donnent la main, ou seulement sous la forme de deux mains enlacées.

     

     

     

    218. Comment représente-t-on la Justice ?

     

    La Justice est représentée sous la figure d’une jeune fille, tenant d’une main une balance égale des deux côtés, et de l’autre une épée nue.

     

     

     

    219. Comment représente-t-on la Paix ?

     

    La Paix a un air doux : elle tient d’une main une corne d’abondance, et de l’autre une poignée d’épis, de roses et de branches d’olivier; sa tête est ornée d’une couronne de laurier.

     

     

     

    220. Comment représente-t-on la Fortune ?

     

    La Fortune, dispensatrice des biens et des maux, est l’objet du culte de tous les hommes. Un bandeau lui couvre les yeux; son voile est le jouet des vents; elle est placée sur une roue qui tourne sans cesse et d’où elle semble vouloir s’élancer : c’est le symbole de son instabilité.

     

     

     

    221. Comment représente-t-on l’Envie ?

     

    L’Envie est représentée sous la figure d’une vieille femme, avec des yeux louches et enfoncés, le teint livide, le corps décharné et le visage plein de rides; elle est coiffée de couleuvres, et tient trois serpents d’une main et une hydre à sept têtes de l’autre ; un serpent monstrueux lui ronge le cœur et lui inspire son poison.

     

     

     

    222. Comment représente-t-on la Fureur ?

     

    La Fureur se représente sous la figure d’un homme chargé de chaînes, assis sur un monceau d’armes, comme un furieux qui veut briser ses fers et qui s’arrache les cheveux.

     

     

     

    223. Comment représente-t-on la Discorde ?

     

    La Discorde est représentée couverte d’une robe en lambeaux; des serpents composent sa coiffure; elle tient une torche ardente d’une main, une couleuvre et un poignard de l’autre; son teint est livide, ses yeux égarés, sa bouche écumante et ses mains ensanglantées.

     

     

     

    224. Comment représente-t-on la Victoire ?

     

    La Victoire est représentée avec des ailes; dans une de ses mains est une couronne, et dans l’autre est une palme; elle est placée sur un globe, parce que la Victoire domine sur toute la terre.

     

     

     

    225. Comment représente-t-on la Renommée ?

     

    La Renommée est chargée d’annoncer à l’univers toutes les nouvelles, bonnes ou mauvaises, vraies ou fausses. On la représente, en conséquence, avec des ailes et une trompette ; souvent elle en tient deux, parce qu’elle publie la vérité comme le mensonge.

     

     

     

    ORACLES.

     

     

     

    226. Qu’entendait-on par oracles?

     

    On donnait le nom oracles aux réponses que faisaient les dieux ou les déesses par l’entremise de leurs prêtres ou prêtresses, et aux lieux où ces réponses étaient faites. Les plus accrédités et les plus célèbres étaient l’oracle de Dodone dans l’Épire, de Jupiter Ammon dans la Libye, de Delphes dans la Phocide, et les oracles des sibylles.

     

     

     

    227. Que sait-on de ces oracles ?

     

    Les oracles de Dodone étaient censés rendus par les chênes de la forêt de ce nom, consacrée à Jupiter. Les oracles d’Apollon, à Delphes, étaient les plus renommés; la prêtresse qui les rendait s’appelait pythonisse ou pythie, parce que le trépied sacré sur lequel elle se plaçait était couvert de la peau du serpent Python, qu’Apollon avait tué. Jupiter, que l’on surnommait Ammon, avait un temple célèbre dans les sables de la Libye; sa statue, composée d’émeraudes et de pierres précieuses, avait, de la ceinture en haut, la forme d’un bélier avec des cornes sur la tête.

     

     

     

    228. Qu’étaient les sibylles ?

     

    Les sibylles étaient des prophétesses qui rendaient des oracles et prédisaient l’avenir. La plus célèbre de toutes était celle de Cumes, en Italie.

     

     

     

    229. Comment se rendre compte de la confiance que les anciens avaient dans ces faux oracles ?

     

    On trouve la cause de la foi que les anciens ajoutaient à ces oracles dans l’ignorance où ils étaient du vrai Dieu, et encore dans l’amour du merveilleux, dans la crédulité et le désir de connaître l’avenir, qui sont généralement naturels à l’homme.

     

     

     

    DIVINITÉS DES ÉGYPTIENS.

     

     

     

    230. Quelles étaient les principales divinités des Egyptiens ?

     

    Parmi les divinités dont le culte était particulièrement en honneur chez les Égyptiens, on distingue surtout Osiris, Isis, Orus, Anubis, Canope, Apis, Sérapis et Cneph.

     

     

     

    231. Qu’était Osiris ?

     

    Osiris passait pour le fils de Jupiter et de Niobé, et pour le mari d’Io, qu’il épousa, lorsqu’elle se sauva en Égypte afin de se dérober aux persécutions de Junon. Étant parti à la tête d’une grande armée pour faire la conquête de l’univers, Osiris soumit en peu de temps un grand nombre de peuples, moins par la force des armes que par la douceur et la persuasion. À son retour, il périt victime de la perfidie de Typhon, son frère. Son nom, tiré de l’hébreu, signifie l’âme du monde, le gouverneur de la nature, et, selon toute apparence, il n’était autre chose que le soleil lui-même.

     

     

     

    232. Comment le représentait-on ?

     

    Les Egyptiens représentaient Osiris de différentes manières, selon les diverses circonstances du jour et de l’année, telles que le soleil couchant, le soleil levant, l’aurore, le midi, le crépuscule, le temps nébuleux, les chaleurs fortes ou faibles, etc. Tantôt on le trouve sous la figure d’un jeune homme enveloppé d’une pièce d’étoffe depuis les pieds jusqu’à la tête et ayant au-dessus de lui une sphère céleste ; tantôt on le voit en costume de pasteur phrygien, la mitre ou bonnet pointu sur la tête, la houlette en main, et à côté de lui un bélier.

     

     

     

    233. Que rapporte-t-on d’Isis ?

     

    Isis, la plus puissante des divinités égyptiennes après Osiris, était prise indifféremment pour Cérès, Cybèle, Diane, et plus généralement pour Io, fille d’Inachus et d’Ismène, sa femme. Il n’est pas douteux que cette divinité n’ait été absolument la même que la lune, comme Osiris, son époux, était le même que le soleil.

     

     

     

    234. Comment la représentait-on ? 

     

    On représentait Isis portant sur la tête, ou de grands feuillages bizarrement assemblés, ou une cruche, ou des tours, ou des créneaux de murailles, ou un globe, ou un croissant. Assez souvent on la voit avec un enfant qu’elle tient sur ses genoux, et à qui elle présente la mamelle.

     

     

     

    235. Qu’était Orus ?

     

    Quoique la plupart des auteurs profanes regardent Orus comme un surnom d’Apollon, cependant ce dieu, chez les Egyptiens, passait pour le fils bien-aimé d’Osiris et d’Isis, auxquels il succéda. Vaincu par les Titans, qui le firent mourir, il fut rappelé à la vie par Isis, qui lui procura l’immortalité et lui apprit la médecine et l’art de la divination.

     

     

     

    236. Comment le représentait-on ?

     

    On représentait Orus de plusieurs manières : les plus ordinaires étaient de lui donner une tête d’épervier, de lui mettre à la main une croix suspendue à un anneau, ou de le placer, sous la figure d’un jeune enfant, entre Isis et Osiris.

     

     

     

    237. Qu’était Anubis ?

     

    Anubis, auquel les Égyptiens bâtirent des temples et des autels, a été pris par quelques savants pour le Mercure des Grecs; mais il est plus probable qu’il désignait la canicule ou l’étoile connue sous le nom de Sirius.

     

     

     

    238. Comment le représentait-on ?

     

    On le représentait assez ordinairement sous la figure d’un homme à tête de chien, ayant au bras un vase à anse, une longue plume à la main droite et des ailes aux pieds; quelquefois aussi on plaçait derrière lui une tortue ou un canard.

     

     

     

    239. Qu’était Canope ?

     

    Canope était une divinité égyptienne qu’on adorait sous la figure d’un grand vase surmonté d’une tête de femme ou d’épervier, et couvert de figures hiéroglyphiques. Les prêtres de son temple passaient pour de grands magiciens.

     

     

     

    240. Quelles sont les opinions des anciens auteurs sur Apis ?

     

    Les uns le font naître de Niobé, fille de Phoronée, second roi d’Argos, et ils prétendent qu’il régna environ trente-cinq ans dans le Péloponnèse; d’autres avancent que les Égyptiens s’imaginaient que leur Apis avait été conçu par la seule force de la lumière de la lune; mais le plus grand nombre s’accordent à dire que le dieu Apis, adoré en Égypte sous la forme d’un bœuf, tirait son origine d’une certaine marque symbolique que les Égyptiens aperçurent sur la tête d’un taureau noir trouvé à Memphis; ce qui leur fit croire que c’était une apparition d’Osiris, et une visite que ce dieu protecteur venait leur rendre.

     

     

     

    241. Comment le représentait-on ?

     

    On représentait Apis sous la forme d’un bœuf noir, ayant sur le front une tache blanche carrée, sur le dos la figure d’un aigle, et au côté droit une autre marque blanche de la forme d’un croissant.

     

     

     

    242. Qu’était Sérapis ?

     

    Osiris et Sérapis paraissent n’avoir fait qu’une seule et même divinité. Cependant la manière de les représenter était bien différente : car, dans les anciens monuments, on trouve ordinairement Sérapis sous la forme d’un vieillard dont la tête est décoré de six branches ou rayons; son corps est enveloppé d’une large et longue pièce d’étoffe ornée de plusieurs signes du zodiaque, et on le voit entouré d’un énorme serpent, dont il tient la queue dans la main gauche.

     

     

     

    243. Qu’était Cneph?

     

    Les Égyptiens admettaient encore une certaine divinité appelée Cneph ou Cnuphis, à laquelle seule ils attribuaient la création du monde. Ils représentaient ce dieu créateur avec un œuf qui sortait de sa bouche, parce que l’œuf, chez eux, était l’emblème de la naissance du monde.

     

     

     

    DIVINITÉS DES PERSES ET DES BABYLONIENS.

     

     

     

    244. Quelles étaient les divinités des Perses ?

     

    Les Perses reconnaissaient l’unité de Dieu. Le soleil, qu’ils paraissaient adorer sous le nom de Mithra, et le feu sacré, qu’ils conservaient soigneusement, n’étaient que des symboles de la divinité. Ils expliquaient l’origine du bien et du mal par deux principes. Oromaze, ou l’Être suprême, source de tout bien, était le bon principe; il était représenté par la lumière. Arimane, auteur de tout le mal, était le mauvais principe; il était représenté par les ténèbres. Leurs prêtres étaient connus sous le nom de mages; ils se rendirent respectables par leur savoir : ils n’avaient ni temples ni simulacres.

     

     

     

    245. Quelle était la principale divinité des Babyloniens ?

     

    La principale divinité des Babyloniens était Bélus ou le soleil; il était adoré à Babylone dans un temple magnifique. Ce peuple avait pour prêtres les Chaldéens, qui observaient soigneusement les astres; ils prétendaient connaître l’avenir par leur inspection.

     

     

     

    DIVINITÉS DES INDIENS.

     

     

     

    246. Quelles étaient les principales divinités indiennes ?

     

    Brahma, Chiva et Vichnou étaient les principales divinités des Indiens : le premier était l’être créateur; le second, l’être destructeur ; et le troisième, l’être conservateur.

     

     

     

    247. D’où Brahma tirait-il son origine ?

     

    Le mouvement des eaux, disent les Indiens, produisit un œuf d’or, étincelant d’une manière étonnante , dans lequel était Brahma, père de tous les êtres. Après y être resté un grand nombre d’années, il partagea son habitation en deux parties, dont il forma le ciel et la terre. Brahma est représenté avec quatre bras et quatre têtes.

     

     

     

    248. Qu’était Chiva ?

     

    Chiva était regardé comme la divinité elle-même, qui a le pouvoir de détruire ou de changer les formes. On lui donne trois yeux.

     

     

     

    249. Sous quel rapport Vichnou est-il célèbre ?

     

    Vichnou est surtout célèbre par ses métamorphoses, qui sont aussi ridicules qu’extravagantes.

     

     

     

    DIVINITÉS DES GAULOIS.

     

     

     

    250. Quelles étaient les principales divinités gauloises?

     

    Les Gaulois possédaient un grand nombre de dieux. Parmi ceux qu’ils honoraient d’un culte particulier, on distinguait surtout Teutatès, Hésus et Taranès.

     

     

     

    251. Qu’était Teutatès ?

     

    Teutatès était le dieu suprême des Gaulois. Ils lui immolaient des animaux, et souvent même des victimes humaines; ils l’adoraient tantôt sous la figure d’un chêne, et tantôt sous celle d’un javelot.

     

     

     

    252. Qu’était Hésus ?

     

    Hésus était regardé par les Gaulois comme le dieu des combats; il était représenté par eux demi-nu, et frappant d’une hache dont sa main était armée. Ils croyaient l’honorer en versant le sang humain.

     

     

     

    253. Qu’était Taranès ?

     

    Taranès avait l’empire des choses célestes. Les Gaulois lui immolaient des victimes humaines, comme aux autres dieux.

     

     

     

    254. Les Gaulois n’avaient-ils pas encore un autre objet de culte?

     

    Après leurs divinités, ils avaient une vénération particulière pour le chêne, qui leur servait en même temps de temple et de dieu. Ils regardaient comme sacré le gui, qui s’attache à cet arbre. Chaque année, leurs druides ou prêtres allaient le cueillir avec solennité et le distribuaient au peuple comme une chose sainte.

     

     

     

    DIVINITÉS DES GERMAINS ET DES SUÈVES.

     

     

     

    255. Quelles étaient les divinités des Germains et des Suèves?

     

    Les Germains et les Suèves rendaient un culte particulier à Mercure, à qui, à des jours marqués, ils étaient dans l’usage d’immoler jusqu’à des victimes humaines. Ils se contentaient d’apaiser Mars et Hercule par le sang des animaux. Une partie des Suèves sacrifiaient à Isis, principalement ceux qui habitaient les bords des rivières: ils représentaient cette divinité sous l’emblème d’une espèce de vaisseau, ce qui donnait à entendre que son culte n’avait été introduit dans leur pays que comme un culte étranger. On ne voyait chez eux ni temples ni statues : ils se faisaient des dieux une idée proportionnée à leur grandeur, et leur consacraient des bois et des forêts pour lesquels ils avaient un respect religieux. Les Suèves rendaient aussi un culte particulier à Ertha ou la Terre, qu’ils regardaient comme la mère commune.

     

     

     

    256. N’avaient-ils pas quelques croyances particulières?

     

    Ces peuples étaient dans l’usage de jeter les sorts, dont ils se montraient scrupuleux observateurs ; ils consultaient aussi le vol et le chant des oiseaux. Des chevaux étaient nourris aux frais de l’Etat dans les bois et les forêts, sans être astreints à aucun travail; on les attelait à un char sacré; les prêtres et le chef de la nation les accompagnaient, et observaient leurs hennissements et jusqu’à leurs moindres frémissements, qu’ils regardaient comme des présages certains des événements futurs et des avertissements du ciel.

     

     

     

    DIVINITÉS DES SCANDINAVES.

     

     

     

    257. Quelle était la principale divinité des Scandinaves ?

     

    Le premier et le plus ancien dieu des Scandinaves était Odin, conquérant et législateur, père de tous les dieux. Il est représenté avec deux corbeaux placés sur ses épaules, et qui lui rapportent tout ce qu’ils ont vu ou entendu.

     

     

     

    258. Quels sacrifices lui faisait-on ?

     

    On ne lui offrit d’abord que les prémices des fruits de la terre; ensuite on lui immola des animaux, et enfin des victimes humaines.

     

     

     

    DES SEPT MERVEILLES DU MONDE.

     

     

     

    259. Qu’appelait-on les sept merveilles du monde ?

     

    On entendait par les sept merveilles du monde, des monuments ou des édifices remarquables auxquels on avait donné ce nom, parce qu’ils avaient fait en tout temps l’admiration des hommes, soit par leur grandeur et leur magnificence, soit par l’art et le talent qui avaient présidé à leur construction.

     

     

     

    260. Quelles étaient ces sept merveilles ?

     

    Le temple de Diane, les murs de Babylone, le tombeau de Mausole, le colosse de Rhodes, la statue de Jupiter Olympien, le phare d’Alexandrie et les pyramides d’Egypte.

     

     

     

    261. Pourquoi le temple de Diane à Éphèse était-il fameux ?

     

    Le temple d’Éphèse était célèbre à cause de la magnificence de son architecture, et du grand nombre de statues d’or, d’ivoire, de marbre et d’airain qu’on y avait amassées pendant plus de cinq cents ans. Il avait cent trente-cinq mètres de longueur, soixante et dix de largeur, et la statue de Diane que l’on y voyait était en or et en ivoire. Un fou nommé Érostrate, voulant rendre son nom fameux, brûla ce temple l’an 356 avant Jésus-Christ, précisément le jour de la naissance d’Alexandre le Grand, roi de Macédoine.

     

     

     

    262. Qu’offraient de remarquable les murs de Babylone ?

     

    Les murs de Babylone avaient vingt-huit mètres d’épaisseur, cent douze mètres de hauteur et quatre-vingts kilomètres de circuit. Ils formaient un carré parfait, dont chaque côté avait vingt kilomètres et vingt-cinq portes d’airain, ce qui fait en tout cent portes. Entre ces portes et aux angles de chaque carré, il y avait plusieurs tours élevées de trois mètres deux cents millimètres plus haut que les murailles.

     

     

     

    263. Qu’était Mausole?

     

    Mausole était roi d’Halicarnasse, en Carie, dans l’Asie Mineure. Ce prince étant mort, Artémise, son épouse, ne crut pas qu’il lui fut possible de mieux honorer les cendres de son mari qu’en les avalant dans son breuvage. Ensuite elle entreprit de lui élever un monument qui pût braver, pendant des siècles, les injures du temps; mais la douleur ne lui permit pas de voir ce magnifique ouvrage achevé : elle mourut au bout de deux ans.

     

     

     

    264. Quelle était l’étendue de ce mausolée ?

     

    Ce monument avait vingt mètres cinq cents millimètres du midi au nord et cent trente-six mètres de circuit. Chaque façade était ornée de trente-six colonnes superbes, et sa hauteur était de douze mètres trois cents millimètres. Une pyramide s’élevait au-dessus de tout l’édifice, et un char attelé de quatre chevaux était au sommet. C’est depuis cette époque que les monuments funèbres furent appelés mausolées.

     

     

     

    265. Qu’était-ce que le colosse de Rhodes?

     

    Le colosse de Rhodes était une statue d’airain, qui représentait Apollon, et placée à l’entrée du port de Rhodes; elle était d’une grandeur si extraordinaire, qu’un vaisseau tout mâté pouvait passer entre ses jambes. Elle fut renversée par un tremblement de terre cinquante-six ans après sa construction, et huit cents chameaux furent, dit-on, chargés de ses débris.

     

     

     

    266. Cette statue n’avait-elle pas un but utile ?

     

    Cette statue, haute de trente-quatre mètres, tenait de la main droite un fanal qu’on allumait chaque soir pour indiquer aux vaisseaux l’entrée du port.

     

     

     

    267. Qu’offrait de remarquable la statue de Jupiter Olympien ?

     

    La statue de Jupiter Olympien, ouvrage du célèbre sculpteur Phidias, se trouvait dans le temple d’Olympie, en Élide. Elle était d’ivoire, enrichie d’or et de pierreries, et d’une grandeur si prodigieuse, que, bien que Jupiter fût représenté assis, sa tête touchait à la voûte du temple, qui avait dix-neuf mètres cinq cents millimètres de hauteur. Le temple dans lequel on avait placé ce chef-d’œuvre de l’art était fameux par les richesses immenses qui s’y trouvaient entassées, ainsi que par les oracles qui s’y rendaient et les jeux Olympiques qu’on célébrait aux environs.

     

     

     

    268. Qu’était le phare d’Alexandrie?

     

    C’était un édifice d’une construction hardie et d’une beauté parfaite, qui fut élevé par ordre de Ptolémée Philadelphe, roi d’Egypte, sur un rocher de la petite île de Pharos, située à l’entrée du port d’Alexandrie, près de l’une des embouchures du Nil, afin d’y entretenir des feux pour éclairer les navigateurs. Il se composait de divers étages que couronnaient autant de terrasses en forme de galeries. Ce monument prit son nom de l’île dans laquelle il était situé, et c’est de là qu’on a donné le nom de phares aux fanaux que l’on allume sur les côtes de la mer pour faciliter la navigation.

     

     

     

    269. Dans quel but furent construites les pyramides d’Egypte ?

     

    Elles furent construites pour servir de sépulture aux rois.

     

     

     

    270. Que sont devenus ces monuments ?

     

    Ces monuments gigantesques, sur lesquels bien des siècles ont passé sans les détruire, subsistent encore aujourd’hui.

     

     

     

    271. Où sont situées les pyramides d’Egypte ?

     

    Les pyramides sont situées aux environs du Caire.

     

     

     

    272. Combien y a-t-il de pyramides ?

     

    Il y en a trois grandes, éloignées d’environ deux cents pas l’une de l’autre. Leurs quatre faces répondent précisément aux quatre points cardinaux. La plus grande est du côté du nord. Son élévation est prodigieuse : elle a cent quarante mètres de hauteur et deux cent trente de largeur en carré.

     

     

     

    http://ekladata.com/litteratureprimaire.eklablog.com/mod_article46482619_4fbcd337b8c7c.jpg


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  • Le feuilleton de Thésée de Murielle Szac

     

    Le feuilleton de Thésée (la mythologie grecque en 100 épisodes)


    voir l'article de Sanleane sur son blog :

    Le feuilleton de Thésée.


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  • Description de l'oeuvre :

    Livre publié en 1956, dont les textes sont une adaptation des poèmes d'Homère écrite par Jane Werner Watson et les illustrations sont une réalisation d'Alice et Martin Provensen.

    N'oubliez pas de faire un don au site québecois http://www.iliadeodyssee.com/ si vous utilisez ce texte.

    Version mutimédia


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  • Dédale et Icare (niveau 4, CM1)

    Le feuilleton d'Hermès de Murielle Szac

    Le feuilleton de Thésée de Murielle Szac

    L'Iliade et l'Odyssée d'Homère

    Petite mythologie de Masselin (texte complet)

    Mythes grecs pour les petits

     

    Sitographie :

    Sitographie mythologie

     

    Bibliographie :

    - Mythes grecs pour les petits (adaptation Heather Amery, illustrations Linda Edwards, édition Usborne)

    - "Contes et légendes de la mythologie grecque" chez Nathan (voir aussi http://www.nathan.fr/contes-et-legendes/)

    - La mythologie par les mots croisés (Retz)


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