• Soleil Couchant (José-María de Heredia)

    Les ajoncs éclatants, parure du granit,
    Dorent l'âpre sommet que le couchant allume;
    Au loin, brillante encor par sa barre d'écume,
    La mer sans fin commence où la terre finit.

    A mes pieds, c'est la nuit, le silence. Le nid
    Se tait, l'homme est rentré sous le chaume qui fume;
    Seul, l'Angélus du soir, ébranlé dans la brume,
    A la vaste rumeur de l'Ocean s'unit.

    Alors, comme du fond d'un abîme, des traînes,
    Des landes, des ravins, montent des voix lointaines
    De pâtres attardés ramenant le bétail.

    L'horizon tout entier s'enveloppe dans l'ombre,
    Et le soleil mourant, sur un ciel riche et sombre,
    Ferme les branches d'or de son rouge éventail.

    « Les aventures de la petite souris (Sara Cone Bryant)Le temps a laissé son manteau (Charles d'Orléans) »

    Tags Tags : , , , ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :