• Jules Verne (1828-1905) : présentation et extraits. (Niveau 5)

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    Jules Verne (1828-1905)

     

    La plus grande partie de l’œuvre de Jules Verne, écrivain français populaire dans le monde entier, au deuxième rang des auteurs les plus traduits en langue étrangère, est consacrée à des romans d’aventures ou de science-fiction (d’anticipation) regroupés dans « Les voyages extraordinaires ». On peut citer entre autres Le Tour du monde en quatre-vingts jours, Voyage au centre de la Terre, De la Terre à la Lune, Vingt mille lieues sous les mers. Passionné de sciences, il intègre dans ses histoires les connaissances et inventions de son époque, les exagère (en dimensions, en performances) et aborde des thèmes qui se concrétiseront dans le monde du XXème siècle.

    Dans son roman le plus stupéfiant, « Paris au XXème siècle », qui fut refusé par son éditeur, il décrit des trains de métro propulsés à l’air comprimé, des voitures à hydrogène, des ascenseurs électriques, des machines étonnantes ressemblant à nos photocopieuses et à nos ordinateurs. Il anticipe l’augmentation du trafic motorisé, la formation des banlieues, l’abandon du grec et du latin dans nos écoles, l’évolution de la musique qui n’est plus chantée, mais hurlée, et l’influence de l’anglais sur le français. Il imagine que les hommes-machines travailleront dans des bureaux et que la seule idéologie de l’homme moderne sera le profit. Dans cette société imaginaire, la population est surveillée par les machines ; les robots n’arrêtent pas seulement les voleurs, ils prononcent et exécutent également la sentence. Ce roman n’a été publié qu’en 1994.

     

    Voici quelques extraits des œuvres les plus célèbres de Jules Verne :

    Cinq Semaines en ballon - extrait 1 : Deux ballons valent mieux qu'un

    Voyage au centre de la Terre - extrait 1 : Les deux monstres

    De la Terre à la Lune : extrait 1 un dispositif ingénieux

    20 000 lieues sous les mers - extrait 1 : La rencontre du Capitaine Nemo


    Cinq semaines en ballon – 1863


     

    L’inventeur Samuel Fergusson, accompagné de son domestique et d’un ami, entreprend de traverser le continent africain au moyen d’un ballon gonflé à l’hydrogène.

     

    Si le docteur Fergusson avait pu employer deux ballons, ses chances de réussite se seraient accrues ; en effet, au cas où l’un vient à se rompre dans l’air, on peut en jetant du lest se soutenir au moyen de l’autre. Mais la manœuvre de deux aérostats devient fort difficile, lorsqu’il s’agit de leur conserver une force d’ascension égale. Après avoir longuement réfléchi, Fergusson, par une disposition ingénieuse, réunit les avantages de  deux ballons sans en avoir les inconvénients ; il en construisit deux d’inégale grandeur et les renferma l’un dans l’autre. Son ballon extérieur, auquel il conserva les dimensions que nous avons données plus haut, en contint un plus petit, de même forme [...] [qui] devait nager dans le fluide qui l’entourait ; une soupape s’ouvrait d’un ballon à l’autre et permettait au besoin de les faire communiquer entre eux. Cette disposition présentait cet avantage que, s’il fallait donner issue au gaz pour descendre, on laisserait échapper d’abord celui du grand ballon ; dût-on même le vider entièrement, le petit resterait intact ; on pouvait alors se débarrasser de l’enveloppe extérieure, comme d’un poids incommode, et le second aérostat, demeuré seul, n’offrait pas au vent la prise que donnaient les ballons à demi-dégonflés. De plus, dans le cas d’un accident, d’une déchirure arrivée au ballon extérieur, l’autre avait l’avantage d’être préservé.

     

     Questions de compréhension :

     

    1) Pour plus de sécurité, le docteur Fergusson : a) construit un ballon très solide.     b) enferme un ballon dans un autre, plus gros.  c) utilise deux ballons côte à côte.

     

    2) Pour redescendre avec un ballon, on lâche : a) du zeste ;  b) du test ; c) du lest

     

     

    Voyage au centre de la Terre – 1864

     

    Ayant découvert un manuscrit ancien, un savant, son neveu et leur guide entreprennent un voyage vers le centre de la Terre en y entrant par un volcan islandais éteint. Au cours de leur périple, ils découvrent, en traversant une mer souterraine à l’aide d’un radeau, des animaux préhistoriques que l’on pensait disparus.

     

    Impossible de fuir. Ces reptiles s’approchent ; ils tournent autour du radeau avec une rapidité que des convois lancés à grande vitesse ne sauraient égaler ; ils tracent autour de lui des cercles concentriques. J’ai pris ma carabine. Mais quel effet peut produire une balle sur les écailles dont le corps de ces animaux est recouvert ? Nous sommes muets d’effroi. Les voici qui approchent. [...] Je vais faire feu. Hans m’arrête d’un signe. Les deux monstres passent à cinquante toises1 du radeau, se précipitent l’un sur l’autre, et leur fureur les empêche de nous apercevoir. Le combat s’engage à cent toises du radeau. Nous voyons distinctement les deux monstres aux prises. [...]

    - Oh ! Le premier de ces monstres a le museau d’un marsouin, la tête d’un lézard, les dents d’un crocodile. [...] C’est le plus redoutable des reptiles antédiluviens2, l’ichthyosaurus !

    - Et l’autre ?

     

    - L’autre, c’est un serpent caché dans la carapace d’une tortue, le terrible ennemi du premier, le plesiosaurus !

    Hans a dit vrai. [...] J’ai devant les yeux deux reptiles des océans primitifs. J’aperçois l’œil sanglant de l’ichthyosaurus, gros comme la tête d’un homme. La nature l’a doté d’un appareil d’optique d’une extrême puissance et capable de résister à la pression des couches d’eau dans les profondeurs qu’il habite. On l’a justement nommé la baleine des sauriens3, car il en a la rapidité et la taille. Celui-ci ne mesure pas moins de cent pieds4, et je peux juger de sa grandeur quand il dresse au-dessus des flots les nageoires verticales de sa queue. Sa mâchoire est énorme, et d’après les naturalistes, elle ne compte pas moins de cent quatre-vingt-deux dents. Le plesiosaurus, serpent à tronc cylindrique, à queue courte, a les pattes disposées en forme de rame. Son corps est entièrement revêtu d’une carapace et son cou, flexible comme celui du cygne, se dresse à trente pieds au-dessus des flots. Ces animaux s’attaquent avec une indescriptible furie. Ils soulèvent des montagnes liquides qui refluent jusqu’au radeau. Vingt fois nous sommes sur le point de chavirer. Des sifflements d’une prodigieuse intensité se font entendre. Les deux bêtes sont enlacées. Je ne puis les distinguer l’une de l’autre. Il faut tout craindre de la rage du vainqueur. Une heure, deux heures se passent. La lutte continue avec le même acharnement. Les combattants se rapprochent du radeau et s’en éloignent tour à tour; Nous restons immobiles, prêts à faire feu. Soudain, l’ichthyosaurus et le plesiosaurus disparaissent en creusant un véritable maëlstrom5 au sein des flots. Plusieurs minutes s’écoulent. Le combat va-t-il se terminer dans les profondeurs de la mer ? Tout à coup, une tête énorme s’élance au dehors, la tête du plesiosaurus. Le monstre est blessé à mort. Je n’aperçois plus son immense carapace. Seulement son long cou se dresse, s’abat, se recourbe, cingle les flots comme un fouet gigantesque et se tord comme un ver coupé. L’eau rejaillit à une distance considérable. Elle nous aveugle. Mais bientôt l’agonie du reptile touche à sa fin, ses mouvements diminuent, ses contorsions s’apaisent, et long tronçon de serpent s’étend comme une masse inerte sur les flots calmés. Quant à  l’ichthyosaurus, a-t-il donc regagné sa caverne sous-marine, ou va-t-il reparaître à la surface de la mer ?

     

    1 : une toise équivalait environ à deux mètres  -  2 : très anciens  -   3 : reptiles de la famille des crocodiles  -   4 : un pied équivaut environ à 30 cm.  -  5 : tourbillon

     

    Questions de compréhension

    1) Les trois hommes naviguent sur : a) un radeau      b) un voilier     c) une barque  

    2) Les deux monstres aux prises sont :   a) un ichthyosaurus      b) un tricératops  

    c) un diplodocus     d) un plesiosaurus

    3) A la fin :  a) les deux monstres s’entretuent.   b) un seul monstre meurt.  

    c) l’un des hommes est blessé.

     

    De la Terre à la Lune – 1865

     

    Un groupe d’Américains décide de projeter un boulet sur la Lune à l’aide d’un immense canon. Un explorateur français, Michel Ardan, leur propose de fabriquer un projectile creux dans lequel il pourrait se loger, ainsi que deux autres compagnons, MM. Barbicane et Nicholl, pour aller jusqu’à la Lune.

     

    Le 4 novembre, cinquante ouvriers creusèrent [...] un trou circulaire large de soixante pieds. [...] Le premier mois écoulé, le puits avait atteint la profondeur assignée pour ce laps de temps, soit cent douze pieds. En décembre, cette profondeur fut doublée, et triplée en janvier. Pendant le mois de février, les travailleurs eurent à lutter contre une nappe d’eau qui se fit jour à travers l’écorce terrestre. Il fallut employer des pompes puissantes et des appareils à air comprimé pour l’épuiser afin de bétonner l’orifice des sources, comme on aveugle une voie d’eau à bord d’un navire. Enfin on eut raison de ces courants malencontreux. [...] Aucun incident nouveau n’arrêta désormais la marche de l’opération, et le 10 juin, vingt jours avant l’expiration des délais fixés par Barbicane, le puits, entièrement revêtu de son parement de pierres, avait atteint la profondeur de neuf cents pieds. [...] Le lendemain du jour où les travaux de maçonnerie et de forage furent terminés, Barbicane fit procéder à la confection du moule intérieur ; il s’agissait d’élever au centre du puits, et suivant son axe, un cylindre haut de neuf cents pieds et large de neuf. [...] L’intervalle laissé entre le moule et la maçonnerie devait être comblé par le métal en fusion, qui formerait ainsi des parois de six pieds d’épaisseur. [...] Midi sonna. Un coup de canon éclata soudain et jeta son éclair fauve dans les airs. Douze cents trous de coulée s’ouvrirent à la fois, et douze cents serpents de feu rampèrent vers le puits central, en déroulant leurs anneaux incandescents. Là ils se précipitèrent, avec un fracas épouvantable, à une profondeur de neuf cents pieds. C’était un émouvant et magnifique spectacle. Le sol tremblait, pendant que ces flots de fonte6, lançant vers le ciel des tourbillons de fumée, volatilisaient en même temps l’humidité du moule et la rejetaient par les évents7 du revêtement de pierre sous la forme d’impénétrables vapeurs. Ces nuages factices8 déroulaient leurs spirales épaisses en montant vers le zénith jusqu’à une hauteur de cinq cents toises. Quelque sauvage, errant au-delà des limites de l’horizon, eût pu croire à la formation d’un nouveau cratère au sein de la Floride, et cependant ce n’était là ni une éruption, ni une trombe, ni un orage, ni une lutte d’éléments, ni un de ces phénomènes terribles que la nature est capable de produire! Non! l’homme seul avait créé ces vapeurs rougeâtres, ces flammes gigantesques dignes d’un volcan, ces trépidations bruyantes semblables aux secousses d’un tremblement de terre, ces mugissements rivaux des ouragans et des tempêtes, et c’était sa main qui précipitait, dans un abîme creusé par elle tout un Niagara de métal en fusion. [...]

     

    6 : alliage de fer et de carbone  -   7 : conduits assurant le passage de l’air lors de la combustion  -   8 : artificiels

    Barbicane s’était dit, non sans raison, que nul ressort ne serait assez puissant pour amortir le choc, et [...] il avait fini par résoudre cette grande difficulté d’une ingénieuse façon. C’est à l’eau qu’il comptait demander de lui rendre ce service signalé. Voici comment.

    Le projectile devait être rempli à la hauteur de trois pieds d’une couche d’eau destinée à supporter un disque en bois parfaitement étanche, qui glissait à frottement sur les parois intérieures du projectile. C’est sur ce véritable radeau que les voyageurs prenaient place. Quant à la masse liquide, elle était divisée par des cloisons horizontales que le choc au départ devait briser successivement. Alors chaque nappe d’eau, de la plus basse à la plus haute, s’échappant par des tuyaux de dégagement vers la partie supérieure du projectile, arrivait ainsi à faire ressort, et le disque, muni lui-même de tampons extrêmement puissants, ne pouvait heurter le culot inférieur qu’après l’écrasement successif des diverses cloisons. Sans doute les voyageurs éprouveraient encore un contrecoup violent après le complet échappement de la masse liquide, mais le premier choc devait être presque entièrement amorti par ce ressort d’une grande puissance. [...]

    Le projectile mesurait neuf pieds de large extérieurement sur douze pieds de haut. [...]

    On pénétrait dans cette tour de métal par une étroite ouverture ménagée sur les parois du cône, et semblable à ces « trous d’homme » des chaudières à vapeur. Elle se fermait hermétiquement au moyen d’une plaque d’aluminium, retenue à l’intérieur par de puissantes vis de pression. Les voyageurs pourraient donc sortir à volonté de leur prison mobile, dès qu’ils auraient atteint l’astre des nuits.

    Mais il ne suffisait pas d’aller, il fallait voir en route. Rien ne fut plus facile. En effet, sous le capitonnage se trouvaient quatre hublots de verre lenticulaire d’une forte épaisseur, deux percés dans la paroi circulaire du projectile; un troisième à sa partie inférieure et un quatrième dans son chapeau conique. Les voyageurs seraient donc à même d’observer, pendant leur parcours, la Terre qu’ils abandonnaient, la Lune dont ils s’approchaient et les espaces constellés du ciel. Seulement, ces hublots étaient protégés contre les chocs du départ par des plaques solidement encastrées, qu’il était facile de rejeter au-dehors en dévissant des écrous intérieurs. De cette façon, l’air contenu dans le projectile ne pouvait pas s’échapper, et les observations devenaient possibles.

    Tous ces mécanismes, admirablement établis, fonctionnaient avec la plus grande facilité, et les ingénieurs ne s’étaient pas montrés moins intelligents dans les aménagements du wagon-projectile.

    Des récipients solidement assujettis étaient destinés à contenir l’eau et les vivres nécessaires aux trois voyageurs ; ceux-ci pouvaient même se procurer le feu et la lumière au moyen de gaz emmagasiné dans un récipient spécial sous une pression de plusieurs atmosphères. Il suffisait de tourner un robinet, et pendant six jours ce gaz devait éclairer et chauffer ce confortable véhicule. On le voit, rien ne manquait des choses essentielles à la vie et même au bien-être. De plus, grâce aux instincts de Michel Ardan, l’agréable vint se joindre à l’utile sous la forme d’objets d’art ; il eût fait de son projectile un véritable atelier d’artiste, si l’espace ne lui eût pas manqué. Du reste, on se tromperait en supposant que trois personnes dussent se trouver à l’étroit dans cette tour de métal. Elle avait une surface de cinquante-quatre pieds carrés9 à peu près sur dix pieds de hauteur, ce qui permettait à ses hôtes une certaine liberté de mouvement. Ils n’eussent pas été aussi à leur aise dans le plus confortable wagon des États-Unis.

    9 : environ 6 m2 

     

     Vingt mille lieues sous les mers – 1869

     

     

    1866 : une forte angoisse règne sur les océans car un monstre marin a été signalé dans diverses mers par plusieurs navires. Une expédition s’organise à bord d’une frégate américaine avec notamment à son bord le fameux scientifique français Pierre Aronnax, son fidèle domestique Conseil et le marin canadien Ned Land. Au bout de plusieurs mois de vaines recherches, le monstre est enfin aperçu, mais il aborde violemment le navire. Les trois hommes sont précipités à la mer. Ils parviennent à se réfugier sur le dos du monstre.

    - C’est que cette bête-là, monsieur le Professeur, est faite en tôle d’acier ! [...] Je me hissai rapidement au sommet de l’être ou de l’objet à demi immergé qui nous servait de refuge. Je l’éprouvai du pied. C’était évidemment un corps dur, impénétrable, et non pas cette substance molle qui forme la masse des grands mammifères marins.

    Mais ce corps dur pouvait être une carapace osseuse, semblable à celle des animaux antédiluviens, et j’en serais quitte pour classer le monstre parmi les reptiles amphibies10, tels que les tortues ou les alligators.

    Eh bien, non ! Le dos noir qui me supportait était lisse, poli, non imbriqué. Il rendait au choc une sonorité métallique, et si incroyable que cela fût, il semblait, que dis-je ? il était fait de plaques boulonnées.

    Le doute n’était plus possible ! L’animal, le monstre, le phénomène naturel qui avait intrigué le monde savant tout entier, bouleversé et fourvoyé11 l’imagination des marins des deux hémisphères, il fallait bien le reconnaître, c’était un phénomène plus étonnant encore, un phénomène de main d’homme.

     

    *

     

    *      *

     

    Les trois naufragés sont faits prisonniers et se retrouvent à bord du Nautilus. Ils font alors la connaissance du capitaine Nemo, mystérieux personnage qui refuse de vivre dans le monde « terrestre » et leur fait découvrir les secrets de son sous-marin et de la vie à bord, entièrement pourvue par les ressources marines.

    - Ce que vous croyez être de la viande, monsieur le professeur, n’est autre que du filet de tortue de mer. Voici également quelques foies de dauphin que vous prendriez pour du ragoût de porc. Mon cuisinier est un habile préparateur qui excelle à conserver ces produits variés de l’Océan. Goûtez à tous ces mets. Voici une conserve d’holoturies12 qu’un Malais déclarerait sans rivale au monde ; voilà une crème dont le lait a été fourni par la mamelle des cétacés, et le sucre par les grands fucus13 de la mer du Nord ; enfin, permettez-moi de vous offrir des confitures d’anémones qui valent celles des fruits les plus savoureux. [...] Mais cette mer, monsieur Aronnax, me dit-il, cette nourrice prodigieuse, inépuisable, elle ne me nourrit pas seulement, elle me vêt encore. Ces étoffes qui vous couvrent sont tissées avec le byssus14 de certains coquillages ; elles sont teintes avec la pourpre des Anciens et nuancées de couleurs violettes que j’extrais des aplysies15 de la Méditerranée. Les parfums que vous trouverez sur la toilette de votre cabinet sont le produit de la distillation des plantes marines. Votre lit est fait du plus doux zostère16 de l’Océan. Votre plume sera un fanon17 de baleine. Votre encre de la liqueur sécrétée par la seiche ou l’encornet. Tout cela vient de la mer comme tout lui retournera un jour ! [...]

    - Monsieur le professeur, répondit le capitaine Nemo, mon électricité n’est pas celle de tout le monde. Vous connaissez la composition de l’eau de mer. Sur mille grammes, on trouve quatre-vingt-seize centièmes et demi d’eau et deux centièmes deux tiers environ de chlorure de sodium18. C’est ce sodium que j’extrais de l’eau de mer et dont je compose mes éléments. [...] Mélangé avec le mercure19, il forme un amalgame qui tient lieu de zinc20 dans les éléments Bunsen. Leur force électromotrice est double de celle des piles au zinc. [...]

    - Monsieur, avec ce fusil, tous les coups sont mortels, au contraire, et dès qu’un animal est touché, si légèrement que ce soit, il tombe foudroyé. [...] Parce que ce ne sont pas des balles ordinaires que ce fusil lance, mais de petites capsules de verre inventées par le chimiste autrichien Leniebroek, et dont j’ai un approvisionnement considérable. Ces capsules de verre, recouvertes d’une armature d’acier et alourdies par un culot de plomb, sont de véritables petites bouteilles de Leyde, dans lesquelles l’électricité est forcée à une très haute tension. Au plus léger contact, elles se déchargent, et l’animal, si puissant qu’il soit, tombe mort.


    10 : qui peut vivre dans l’eau comme dans l’air  -   11 : trompé  -   12 : concombres de mer  -   13 : algues  -  14 : filaments sécrétés par certains mollusques (moules) pour s’accrocher  -   15 : mollusques marins sans coquille  -   16 : plante marine  -  17 : lame de corne fixée sur la mâchoire des baleines  -   18 : sel de mer  -  19 et 20 : métaux.

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  • Commentaires

    1
    sarah
    Lundi 27 Janvier 2014 à 16:54

     Jules Verne c'est trop nul     pfffffffff enplus il faut etudier sa biographie 

     

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