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    Il y avait un petit vieux et une petite vieille qui habitaient dans une petite maison.
    Ils avaient été, toute leur vie, si charitables, ils avaient tant de fois secouru les malheureux, qu'ils étaient devenus eux-mêmes très pauvres.
    Ils ne possédaient plus que leur petite maison très vieille, un petit âne très vieux dans une petite écurie, une petite miche dans le buffet, une petite bûche dans le bûcher et un petit bout de chandelle dans le chandelier. Ah ! J'allais l'oublier ! Ils avaient aussi trois gouttes de pétrole au fond d'une lampe. Malgré leur pauvreté, ils étaient restés très gais. Tant que durèrent les beaux jours, ils ne se trouvèrent pas à plaindre. Mais, après la Toussaint, les jours devinrent courts et les premiers froids se firent sentir.
    Un soir — c'était le 3 novembre, — il faisait noir dans la maison et il y faisait froid. Le petit vieux, qui avait de mauvais yeux, aurait voulu de la lumière pour lire son journal. La petite vieille, qui était frileuse, aurait voulu du feu. Le petit vieux, en marchant pour se réchauffer, donna du nez contre la pendule. Il dit :
    « Bonne femme ! Allume ta lampe ! »
    Mais la petite vieille lui mit ses doigts glacés dans le cou, ce qui le fit sursauter ; et elle dit, à son tour : « Allume ton feu, petit vieux ! » Mais ils ne voulaient allumer ni feu ni lumière, afin de ménager leur petite bûche et leurs trois gouttes de pétrole. Alors ils furent un peu tristes et allèrent se coucher.

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  • La chasse à Tarascon

    1         Tous les dimanches matin, Tarascon prend les armes et sort de ses murs, le sac au dos, le fusil à l’épaule, avec un tremblement de chiens, de furets, de trompes, de cors de chasse. C’est superbe à voir… Par malheur, le gibier manque, il manque absolument.

     Si bêtes que soient les bêtes, vous pensez bien qu’à la longue elles ont fini par se méfier.

    À cinq lieues autour de Tarascon, les terriers sont vides, les nids abandonnés. Pas un merle, pas une caille, pas le moindre lapereau, pas le plus petit cul-blanc.

    Elles sont cependant bien tentantes, ces jolies collinettes tarasconnaises, toutes parfumées de myrte, de lavande, de romarin ; et ces beaux raisins muscats gonflés de sucre, qui s’échelonnent au bord du Rhône, sont diablement appétissants aussi…

     

    2          Oui, mais il y a Tarascon derrière, et, dans le petit monde du poil et de la plume, Tarascon est très mal noté. Les oiseaux de passage eux-mêmes l’ont marqué d’une grande croix sur leurs feuilles de route, et quand les canards sauvages, descendant vers la Camargue en longs triangles, aperçoivent de loin les clochers de la ville, celui qui est en tête se met à crier bien fort : “ Voilà Tarascon !… voilà Tarascon !” et toute la bande fait un crochet.

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    Jourdan et sa famille habitent une ferme dans le sud de la France.

    1. L'automne commença à suinter dans les maisons et les étables. C'était une odeur comme quand on a ouvert toutes les boîtes d'herbes à tisanes. Et Jourdan regarda vers le dessus de la cheminée. Les boîtes étaient fermées. Cependant l'odeur était là. Elle faisait penser à des litières, à des campements dans les bois.Un, deux, trois, quatre, puis tous les érables s'allumèrent*. Ils se transmettaient la flamme de l'un à l'autre. Les yeuses restaient vertes, les chênes restaient verts, les bouleaux restaient verts. De larges assemblées d'arbres gardaient leur paix et leur couleur mais, de loin en loin, les érables s'allumaient.

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  • 1          Le lundi matin arriva. Dès que Laura et Marie eurent fini de laver les assiettes du petit déjeuner, elles montèrent au grenier de l’échelle pour enfiler leur robe du dimanche. Celle de Marie était de Marie était en calicot bleu brodé, celle de Laura était rouge.

    Maman natta les cheveux en tresses serrées et attacha les extrémités avec des bouts de fil. Elles ne pouvaient pas porter leurs rubans du dimanche car elles risquaient de les perdre. Elles mirent leur capeline fraîchement lavée et repassée.

    2          Puis Maman les emmena dans sa chambre. Elle s’agenouilla à côté d’une caisse où elle gardait ses trésors et en sortit trois livres. C’étaient des livres dans lesquels elle avait étudié quand elle était petite.

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