• Jeannot et Margot (Hansel et Gretel)

    Un "remake" français de Hansel et Gretel, le célèbre conte des frères Grimm, mélangé avec le petit Poucet de Perrault.

    Jeannot et Margot (Hansel et Gretel)

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    Jeannot et Margot

     

    Il était une fois deux petits enfants qui habitaient à l'orée d'une forêt. Ils étaient frère et sœur et s'appelaient Jeannot et Margot. Ils vivaient avec leur père et la seconde femme de celui-ci. Une année il survint une grande famine et le pain vint à manquer. Un soir le père dit à sa femme :

    « Comment allons-nous faire ? Nous allons sûrement mourir de faim. Les provisions qui nous restent ne suffisent plus pour les enfants et nous. »

    La femme proposa de perdre les deux enfants au plus profond de la forêt mais le père ne pouvait s'y résoudre. Enfin, devant leur dénuement, il fut obligé de céder et ils décidèrent de mettre leur projet à exécution.

    Les enfants avaient tout entendu et Jeannot qui ne dormait pas, sortit sans bruit de la maison pour ramasser de petits cailloux blancs. Lorsque ses poches furent pleines, il se recoucha sans bruit pour ne pas donner l'éveil.

     

    Le lendemain, la marâtre réveilla les enfants de bon matin, donna à chacun un morceau de pain et toute la famille partit dans la forêt.

    En marchant, Jeannot laissait tomber de sa poche les cailloux blancs. Lorsqu’ils furent au plus profond de la forêt, le père s’arrêta et dit : « Mes enfants, ramassez des brindilles et faites un bon feu ; vous vous chaufferez pendant que nous abattrons un arbre un peu plus loin. Ensuite, nous reviendrons vous chercher. »

     Les enfants attendirent longtemps, mangèrent leur pain et s'endormirent. À leur réveil, il faisait nuit et Margot se mit à pleurer de peur. Jeannot la consola en lui disant qu'ils retrouveraient leur chemin, grâce aux cailloux qu'il avait semés le matin. C'est ce qui arriva et le bûcheron fut très heureux de retrouver ses enfants.

     

     Par bonheur, à son retour, il avait trouvé du travail au village voisin. Son salaire leur permit de vivre quelque temps, mais lorsque l'argent fut épuisé ils se retrouvèrent aussi malheureux qu'au­paravant. C'est pourquoi la marâtre réussit à persuader son mari d'emmener les enfants encore plus loin dans la forêt.

    Jeannot surprit de nouveau les projets de ses parents, mais la porte de la maison étant fermée â clef, il ne put pas sortir ramasser des cailloux.

    Le lendemain, il émietta son morceau de pain sur le chemin, et il espérait ainsi marquer la route du retour pour le soir. Arrivés au plus profond de la forêt, les parents les laissèrent pour vaquer à leurs occupations. Les enfants étaient rassurés car ils entendaient non loin de là le bruit de la cognée de leur père. La nuit tombée, puisque personne n'était venu les chercher, ils essayèrent de retrouver leur chemin.

    Hélas! les oiseaux avaient mangé les miettes de pain de Jeannot. Et les deux enfants marchèrent en s'enfonçant dans les bois toute la nuit et la matinée du lendemain. Enfin, ils aperçurent un bel oiseau blanc. Son chant était si doux qu'ils le suivirent.

    Ils arrivèrent bientôt devant une maisonnette peu or­dinaire : un vrai palais de « dame Tartine », avec des murs en pain d'épices, des fenêtres en sucre et une cheminée de bonbons. Jeannot cassa un morceau du toit et le partagea avec sa sœur.

     

     Mais attirée par le bruit, une affreuse vieille femme sortit de la maison : « Qui grignote ma maison, dit-elle, qui êtes-vous? » Jeannot lui raconta leur histoire. La vieille se radoucit, les fit entrer dans la maison. Elle leur prépara d'abord un bon dîner, puis les coucha dans des lits douillets. Les enfants étaient si fatigués qu'ils s'endormirent tout de suite, rêvant qu'ils étaient arrivés au pays de Cocagne.

     Malheureusement, la douceur de la vieille sorcière était feinte. C'était en réalité une ogresse qui mangeait les petits enfants. Le lendemain matin elle réveilla Jeannot et le mit dans une cage. Puis elle commanda à Margot de l'aider à faire le ménage et de préparer un bon repas pour son frère afin qu'il devienne bien gras et bien dodu. Il ferait pour l'ogresse un rôti de choix.

     Chaque matin, l'ogresse demandait à Jeannot de passer son doigt au travers des barreaux de la cage pour sentir s'il était assez gras, car elle n'y voyait plus guère. Mais Jeannot lui tendait un vieil os, de sorte qu'elle croyait qu'il n'engraissait pas.

     À la fin, elle décida de le manger tout de même. Margot, malgré ses larmes, dut préparer le feu et remplir la marmite. Puis, l'ogresse dit à la petite fille : « Entre dans le four pour voir s'il est assez chaud ». Mais Margot répondit : « Je ne sais pas comment faire pour y entrer. » — «Sotte! s'écria la sorcière, la porte est assez grande. Vois, je pourrais y entrer moi-même.» Elle se baissa et mit sa tête dans le four. Margot d'un geste rapide, la poussa dedans et referma la porte du four.

     Puis Margot alla délivrer Jeannot.

     « Jeannot, nous sommes libres! » cria-t-elle, « la vieille ogresse est morte! ».

     

     Ils fouillèrent la maison et trouvèrent de l'or et des bijoux dans les coffres. Ils en emplirent leur poches et partirent à travers bois, confiants dans leur étoile. Mais après avoir beaucoup marché, ils se virent encore perdus. Juste au moment où ils abandonnaient tout espoir, ils entendirent un cri de joie. C'était leur père qui venait à leur rencontre. Il les emmena à la maison et les enfants apprirent que leur cruelle marâtre était partie pour toujours.

     Le père et les enfants parlèrent encore souvent de la maison de pain d'épices. Et, grâce aux bijoux et à l'or de l'ogresse, ils furent riches et heureux leur vie durant.

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  • Commentaires

    1
    Ma duc
    Dimanche 16 Février 2014 à 14:55

    C qui qui l'a écrit ?

    parce que c trop nul

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